Il faut sauver le soldat MEG

Publié le par SebO

Vous aurez noté le magnifique jeu de mots présent dans ce titre, c'est à mourir de rire, limite je me ferais pipi dessus de rire si je ne revenais pas tout juste des toilettes.

Bon, ok. La vérité c'est que je voulais vous parler de la MEG, et que je n'avais aucune idée de titre. Du coup j'ai trouvé ça. C'est pathétique. Désolé...

 

Alors la MEG, qu'est-ce que c'est, allez-vous me demander, tout en essayant d'oublier l'incident du titre pourri. Mais commençons plutôt par le commencement.

 

Cet après-midi, nous étions conviés par notre professeur de Sciences Cognitives dans l'enceinte du Vinatier, à Bron, dans la banlieue lyonnaise. Pour ceux qui ne le savent pas (soit 99% de la population française, et environ 80% des gens venant visiter ce blog), le Vinatier est, ou plutôt a été pendant longtemps l'hôpital psychiatrique de Lyon. Toujours en activité, il y a maintenant beaucoup moins de patients dans l'enceinte du centre hospitalier, en partie parce que de nos jours les schizophrènes prennent un traitement qui leur permet de rester chez eux. Ceci dit, ce centre est quand même immense, bâti il y a plus d'un siècle sur 32 hectares, une mini-ville dans la ville.

Le centre habite également des organismes de recherche, dont l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), et c'est là que nous avions rendez-vous pour une séance de TP pas comme les autres. Nous étions là pour rencontrer le MEG.

Le MEG, c'est la machine à MEG. Et la MEG, c'est la Magnéto-Encéphalo-Graphie. En arrivant, nous avons eu droit à un exposé d'une demi-heure de l'un des chercheurs, qui nous a expliqué comment ça marchait. En fait, les synapses des neurones, dans notre petit cerveau, génèrent un très faible courant électrique lorsqu'elles sont activées. Cette activité électrique peut-être détectée par EEG (Electro-Encéphalo-Graphie), mais si vous vous souvenez de vos cours de Physique au lycée, vous savez qu'un courant électrique généré par un dipôle est à l'origine d'un champ magnétique. Et c'est ces infimes champs magnétiques que va mesurer le MEG. Ces mesures vont permettre d'observer avec précision quelles zones du cerveau vont être actives en temps réel suite à diverses stimulations, permettant une cartographie de l'activité cérébrale. Ceux qui regardent Urgences doivent penser à l'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), c'est un peu le même principe sauf que pour l'IRM il y a plus de contraintes et c'est moins précis.

Cette machine permet d'étudier pas mal de choses, de déterminer où sont les zones du cerveau abîmées chez les épileptiques, de définir les différentes aires sensorielles...

 

Après l'exposé de 30 minutes, nous sommes descendus dans la salle du MEG, où il y a un panneau de contrôle avec écrans, boutons, micros... (Houston, we have a problem) et la salle du MEG en elle-même. Pour que les mesures soient correctes, il faut que tout champ magnétique externe soit supprimé : la machine est dans une salle magnétiquement isolée, faite avec des métaux spéciaux (et des murs de 20cm d'épaisseur), et il est interdit de rentrer dans la salle avec tout objet magnétique ou même métallique. Vous voyez la prison de Magnéto ? Pareil.

La machine en elle-même ressemble à un croisement entre un fauteuil de dentiste et un sèche-cheveux de coiffeur géant.

Il en existe seulement deux en France, ce qui peut se comprendre quand on sait qu'une babiole comme ça coûte 2 millions d'euros. En plus pour que ça marche il faut faire le plein d'azote liquide tous les 3 jours. Si vous en vouliez un dans votre salon pour épater vos amis, vous voilà prévenus.

 

Pour que ce soit plus rigolo, le chercheur a demandé un volontaire pour passer dans la machine. Celle-ci étant faite pour que 98% de la population puisse rentrer la tête dedans, je ne me suis pas proposé (ayaaa comme j'ai devancé vos vannes, je suis sûr que vous êtes dégoûtés). Une fille de mon groupe a été volontaire, elle est partie se changer (plus de bijoux, piercings, boucle de ceinture,...) puis est rentrée dans la machine.

Bon après la suite fallait être là pour voir, c'est trop compliqué à expliquer, mais on lui a fait subir des stimuli sonores (des sons intermittents très courts, pendant plusieurs minutes) et on a regardé ce que la machine mesurait de beau. Et effectivement, on a vu les zones d'activité qui correspondent aux aires auditives dans le cerveau de la demoiselle. Conclusion du chercheur : la cobaye n'est pas sourde.

 

Il fallait bien une machine à 2 millions pour déterminer ça...   ^^

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S
J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter. <br /> Cordialement
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G
@ seb.o : "On" pronom personnel indéfini, à ne pas confondre avec « je » qui lui est justement « défini ».................................. jalou !!!
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S
Mouais mouais mouais, essaie pas de te rattraper aux branches...   :p
F
Gazelle : c'est si gentiment proposé ...<br /> Morse : Et moi avec un prêtre orthodoxe !
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L
C'est marrant, j'aurais fait le même jeu de mot mais avec un rabbin...
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S
Ah oui ? Perso j'ai hésité à le faire avec une banane...
G
Moi aussi, je viens juste de comprendre..... lol..... Hier j'avais cherché, oh allez, 2 sec mais là tout d’un coup, en ouvrant la page, ce fut l'illumination !!! Excellent.......<br /> <br /> Flure, si tu as besoin qu’on te tienne la main.....<br />
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S
Excellent, excellent, n'y allons pas trop fort chère tantine.   :)Et fais gaffe avec Flure tout ça hein, si tu continues j'appelle Gazou moi !   :p