La vie en... rose ?

Publié le par SebO

Il y a tout juste un peu moins d'un mois, c'était la St-Valentin. Et ce jour-là, outre le nombre de fleurs, chocolats, bijoux et fluides corporels en tout genre qui furent échangés, un film est sorti. Ayant vu la bande-annonce auparavant, j'avais bien envie d'aller le voir. Mais le 14 Février, j'étais de l'autre côté de l'Océan Atlantique. Ce qui me rendait l'accès à une salle de cinéma française plus difficile. Du coup, revenu en France, je me suis empressé d'aller m'enfermer dans une salle obsure pour aller voir La môme. Et même s'il est un peu tard, que ceux qui voulaient aller le voir y sont déjà sûrement allés, tant pis, on ne sait jamais, mon humble avis peut peut-être quand même encore être utile.

 

 

Pour ceux qui vivaient sur une autre planète ou dans une caverne le mois dernier, La môme est un film dont l'héroïne principale n'est autre qu'Edith Piaf (Gassion de son vrai nom, et dont le nom de scène à ses débuts était "La môme Piaf", d'où le titre du film). Chanteuse mythique des années 40, un nombre impressionnant de ses chansons sont toujours des classiques 60 ans après, et à l'époque c'était une véritable star, aussi bien en France qu'aux Etats-Unis (souvenez-vous, dans Il faut sauver le soldat Ryan de Spielberg, les soldats américains écoutent un disque de Piaf pendant un moment de répit). On peut aimer ou non son oeuvre, mais elle fait indéniablement partie du patrimoine français.

Personnellement, même si je ne suis pas fan inconditionnel, j'aime bien plusieurs de ses chansons, surement justement parce que, faisant partie de la culture musicale, je les ai entendues en grandissant. En ce qui concerne le film, je ne sais pas trop à quoi je m'attendais, une sorte de documentaire peut-être. Et j'avais entendu dire qu'Edith Piaf avait eu une vie pas facile facile.

Mais en fait rien ne m'avait préparé à ce que j'ai vu. Si je devais qualifier ce film en deux mots, je dirais déroutant, et déprimant.

 

Déroutant, d'abord, de plusieurs façons. Tout d'abord, dans le choix de la narration. Le film n'arrête pas de faire des aller-retours entre plusieurs époques de la vie de Piaf, son enfance, ses derniers jours, et ce qu'il y a entre les deux. Au départ, à chaque fois, la date est indiquée, ce qui permet au spectateur de ne pas être perdu, et puis ensuite c'est à nous de nous souvenir de quoi est quand, en fonction de la tête de la chanteuse et des gens qui l'entourent. Et même si le déroulement est pseudo-logique (d'abord les premières années de l'enfance, ensuite quelques années avant sa mort, ensuite les années d'enfance suivantes, ensuite un moment un peu plus proche de sa fin, ensuite ses débuts, etc...), il y a parfois des sauts temporels un peu surprenants. Bref, c'est pas Mullholland Drive ou Memento mais il faut quand même rester un minimum concentré pour suivre le déroulement du film.

Déroutant, ensuite, parce que, comme je l'ai dit, je m'attendais à un documentaire retraçant plus ou moins la vie de la chanteuse. Or j'avais oublié que c'était avant tout un film de cinéma que j'allais voir. Résultat, si l'histoire s'attarde particulièrement sur certains aspects et certaines parties de la vie de Piaf, d'autres sont au contraire complètement occultées. Certains des personnages secondaires, pourtant importants dans sa vie et très présents dans le film, ne sont pas introduits. D'autres sont à peine présentés, un peu comme si le réalisateur partait du postulat de départ que les spectateurs connaissaient déjà les grandes lignes de la vie de Piaf, savaient qui étaient Louis Barrier, Marcel Cerdan, Bruno Coquatrix... J'avais ces quelques bases et ça m'a permis de ne pas être complètement largué, mais j'imagine que pour quelqu'un n'y connaissant absolument rien, ça doit être assez frustrant.

C'est un film, donc, et pas un documentaire, et il faut bien le voir comme tel. Non pas que les informations relatées soient fausses ou même romancées, simplement que le mode de narration n'est pas le même.

 

Déprimant, ensuite, tout simplement parce que la vie d'Edith Piaf n'a rien eu à envier aux héroïnes les plus sombres de Victor Hugo. Drames, morts, séparations, santé fragile, grandeur et décadence, la vie de la pauvre femme n'avait rien de rose, justement... Et on s'en prend plein la tête pendant plus de deux heures, malheur sur malheur, avec parfois une petite étincelle d'espoir ou de bonheur, mais qui dure rarement longtemps, voire qui est balayée par un malheur encore plus grand. Signe révélateur, même quand on croit que c'est fini, dans les dernières minutes du film, on nous en remet une couche, histoire d'être sûrs que la première chose qu'on aura envie de faire en sortant de la salle c'est d'aller se pendre. Le côté positif, c'est que quand on se dit qu'il y a des gens qui ont une vie comme ça, tout d'un coup les petits tracas de la notre, de vie, paraissent bien dérisoires...

 

Reste la mise en scène, les décors, les costumes, de très bonne facture, la bande-son, très joliment utilisée, et le jeu des acteurs, brillant, Marion Cotillard en tête qui nous livre une interprétation complètement hallucinante. Rien que d'y repenser j'ai des frissons. Si elle a pas un César pour ça...

Au final, La môme est un film surprenant, mais qui vaut le coup d'oeil. Si vous aimez Piaf, si vous voulez en savoir plus sur sa vie, ou tout simplement si vous êtes nostalgique du siècle dernier, il faut que vous alliez le voir. Dans le cas contraire... je ne sais pas, à vous de voir...   :)

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Publié dans D'autres choses

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T
lol je sais même pas pourquoi j'ai dis Michel en plus :p<br /> <br /> Non, mais je disais ça pour faire un clin d'oeil à Cédric, mais ce gros con ne verra sans doute jamais ce message donc bon ...
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S
Non mais tu t'es vautré tu t'es vautré, c'est tout, cherche pas d'excuse !(Cédriiic ! Thanos il t'insuuulte !!!)J'aime bien cette bonne ambiance qui règne dans les commentaires de mon blogounet...   :D
I
ça t'apprendra à copier sur tes petits camarades !
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S
Tu vois Agent F., je t'avais dit, l'a pas l'air commode, dépêche-toi de faire tes lignes si tu veux pas qu'elle t'en rajoute...   :/
A
Oh l'aut eh, j'ai juste fait un copier/coller de Thanos moi !
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S
Vas-y rebelle pas tu vas t'faire coller, t'es ouf ou quoi ?!?
I
Agent F et Thanos, vous copierez 100 fois :<br /> <br /> Le copain d'Edith s'appellait MARCEL <br /> <br />
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S
'tain elle rigole pas la nouvelle prof !..   :o
A
"(je pense que tu as crus que je confondais avec Michel Cerdan, boxeur de son métier, et que connaissait Andre Pouce ;) )"<br /> <br /> Comme tu t'la racontes ! :D<br />
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