Beau choc

Publié le par SebO

Alors que c'est un loisir qui occupe une partie non négligeable de mon temps depuis que je suis tout petiot (Vectrex powaaa !), il faut bien admettre que je ne parle que très rarement de jeux vidéo sur mon blogounet. Tout simplement parce que même si c'est l'un de mes domaines de prédilection, je sais que ça ne passionne pas tout le monde, et que la ligne que je préconise pour mon blog, c'est, justement, l'absence de ligne.

Mais là, c'en est trop, il fallait que je vous parle d'un truc qui m'a quand même bien marqué. Ce truc, c'est un jeu sorti il y a quelques semaines sur la console de Microsoft, la XBox 360, et qui s'appelle Bioshock.

 

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Bioshock, qu'est-ce que c'est ? C'est un FPS, tout d'abord, c'est-à-dire un First Person Shooter (quand j'étais jeune on appelait ça un Doom-like mais maintenant Doom est bien loin et ne dit plus rien à nos charmantes petites têtes blondes qui jouent aussi aux jeux vidéo, et ouais, il paraît qu'il n'y a pas que nous, presque trentenaires). "First Person" parce que la vue est à la première personne (en gros on voit le jeu à travers les yeux du personnage principal, et donc on ne le voit jamais, lui, enfin en tout cas rien à part ses mains), et "Shooter" parce que... ben c'est un jeu où on trouve des armes un peu partout avec lesquelles on pulvérise les gros méchants qui essaient vilement d'attenter à notre vie (alors qu'on a rien demandé). Clé à molette, pistolet, mais aussi un bon vieux shotgun ou encore un lance-grenades. On possède également d'autres armes un peu moins "classiques", mais je ne veux pas trop en dire pour ne pas enlever le plaisir de la découverte à d'éventuels futurs joueurs.

 

Avant que je n'aille plus loin dans mon article, il faut savoir qu'à la base, je suis loin d'être un fan des FPS. J'ai toujours préféré jouer à Civilization plutôt qu'à Doom, à Diablo plutôt qu'à Half-Life, à Final Fantasy plutôt qu'à Halo. Tirer dans le tas pour tirer dans le tas, ça m'intéresse assez moyennement. Ce qui ne veut pas dire que je suis complètement réfractaire au genre non plus. Duke Nukem restera une référence pour moi (Come get some !), et je ne dis jamais non à un petit Unreal Tournament en réseau avec les copains.

Et il y a bientôt un an, j'ai pris une première claque, en voyant pour la première fois tourner Gears of War, qui venait alors de sortir sur XBox 360 (encore elle, décidemment). C'est un peu particulier, parce que Gears of War n'est pas vraiment un FPS mais un Third-Person Shooter (on voit son personnage à l'écran), mais ce jeu a complètement révolutionné le genre à l'époque. Ca reste globalement un jeu très basique, où il faut tirer sur tout ce qui bouge en restant en vie, mais c'est un jeu à la fois magnifique sur le plan visuel et extrêmement bien fait au niveau ambiance, gameplay,... Tout est fait pour qu'on soit vraiment dedans, et je dois avouer qu'à chaque fois que je joue avec mon coupaing Thanos sur son énooorme télé, je prends mon pied. En plus à deux le jeu prend presque une dimension tactique des plus intéressantes ("Ok passe par la gauche, je te couvre !" "C'est bon je l'ai eu, tu peux avancer !" "Rhaaa viteuh viens me ranimer !"). Bref, Gears of War, grosse grosse tuerie.

 

Et puis il y a deux semaines, toujours chez Thanos (forcément), j'ai découvert Bioshock. J'en avais vaguement entendu parler, comme étant un jeu très attendu par la communauté de gamers, mais je n'en savais pas beaucoup plus. Hop hop hop je lance le jeu, curieux de savoir ce que ça allait donner, je me cale dans le fauteuil, et c'est parti mon kiki. Et là, scotché, direct, et ce pendant plus d'une heure.

Après une très brève intro qui place le contexte (dans un avion, milieu de l'Atlantique, années 60), le jeu commence. Et au début, je ne touchais pas la manette, parce que je croyais toujours être dans la cinématique. Là où Gears of War est magnifique visuellement, Bioshock est sublime. En progressant dans le jeu, je n'arrêtais pas d'halluciner sur les graphismes, les effets d'ombre et de lumière, la gestion de l'eau, les reflets, les animations... Là, on n'en prend vraiment plein les yeux sans arrêt, des décors en général au moindre détail. Le deuxième point marquant, c'est que Bioshock est on ne peut plus déroutant. Seul survivant d'un crash de son avion, Jack, le héros, découvre un phare en plein milieu de l'océan. En rentrant dedans, on découvre des banderoles étranges, puis on prend un bathyscaphe qui nous emmène sous l'eau, dans une cité mystérieuse... et on ne comprend rien à ce qui se passe, on est aussi paumé que le héros du jeu, et tout, l'ambiance, les graphismes, les sons et les musiques, vraiment tout fait qu'on est complètement immergé dans ce jeu. Car au-delà du simple FPS (que Bioshock n'est pas), il y a un scénario passionnant (et qui fait réfléchir), qu'on découvre peu à peu grâce à des témoignages audio trouvés au fil de notre progression (une des nombreuses trouvailles sympa et originales du jeu).

Et l'ambiance, cette ambiance dans laquelle on plonge complètement, est flippante à souhait. Le jeu est interdit aux moins de 18 ans en France, et ça n'est pas pour rien. Car il y a aussi du Silent Hill dans Bioshock, des créatures étranges, des psychopathes, des petits bruits, des abominations de la nature, et parfois des mutilations, du sang à gogo et des trucs un peu (mais alors vraiment un tout petit peu) malsains. Et tout est si réaliste qu'on ressent presque la peur et le dégoût du personnage. Jouer seul à Bioshock, dans le noir, est une expérience trippante. J'ai testé pour vous, faites-moi confiance.

 

Bioshock2.jpg

 

Au bout d'un moment (mais d'un très long moment, quand même), l'émerveillement disparaît un peu et on commence à vraiment rentrer dans le jeu, à vouloir comprendre ce qui se passe ici, et comment on va pouvoir s'en sortir. On arrête de flipper à chaque coin de couloir et on avance plus vite, on apprivoise les mécanismes de jeu et on devient plus efficace. Et Bioshock redevient alors un jeu normal. Mais un jeu normal super bien fait et très prenant, avec encore de bonnes surprises sous le coude.

Niveau difficulté, les premiers pas sont très (trop ?) faciles, mais à partir du moment où vous devez affronter votre premier Protecteur, les choses se corsent sérieusement. Pour la durée de vie, on parle d'une vingtaine d'heures en prenant son temps, ce qui est tout à fait honorable pour un jeu de ce genre et surtout de cette qualité.

 

Enfin voilà, vous l'aurez compris, Bioshock m'a vraiment marqué, et très favorablement. Pas étonnant que ce soit l'un des jeux les mieux notés par les critiques cette année. Et autant la Wii et son concept révolutionnaire permettent vraiment de s'éclater, que ce soit en groupe ou en solo, autant avec des jeux de cette qualité, la Xbox 360 a aussi de beaux jours devant elle.

Alors, maintenant, la question que vous devez vous poser, c'est... que ferez-vous des Petites Soeurs ?..   :p

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Publié dans D'autres choses

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S
A te lire, je sens le passioné.                     
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S
Ah, ça se voit tant que ça alors ? Pourtant je me retiens, hein...   :)
T
a clairement, Half-Life a totalement révolutionné le genre et n'a rien à voir avec un Doom-Like bourrin dont parle Seb. Point de vu ambiance tout ça, il était vraiment érnome !
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S
J'y avais très peu joué, sûrement parce qu'il ne devait pas tourner sur ma bécane...   lolMais c'est vrai qu'il avait l'air sympa à l'époque.
K
J'ai pas encore eu l'occase d'y jouer mais j'ai vu pas mal de tests/videos/toussa.Tout comme Seb j'ai été un Duke Nukem Addict, mais contrairement à lui j'aimais bien tous les FPS des années 90.Seulement quand j'ai joué à Half life pour la première fois, j'ai pris un coup dans la tronche et n'ai jamais pu accrocher à un fps classique/bourrin depuis.Là, je pense que si je tate du Bioshock ça me fera le même effet en plus amplifié encore.Un avant et un après Bioshock comme un avant et un après Black mesa à l'époque donc :]Le treizième mois sera carte graphique de barbare ou ne sera pas! bite
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S
Bon ben vivement le treizième mois alors, je pense que ça te plaira, oué...   ;)
J
C'est clair qu'il est super bien réalisé. Je pense que je le ferai sur PC quand j'aurai changé de bécane.Pour Gears of war, il est très sympa mais je ne dirais pas qu'il a "révolutionné" les FPS. Sans compter que ces dernières années (essentiellement sur PC certes), il y a eu des dizaines de FPS (ou dérivés de type FPS-RPG, FPS-infiltration...) qui ont vraiment innové. Mais c'est vrai qu'il y a une certaine originalité et une belle claque graphique.Quant à la ludothèque X-box 360, niveau RPG c'est encore bien pauvre. Elle déchire niveau FPS et sport/course mais la plupart des titres ne sont pas des exclues (même gears of war et bioshock...). Je la mets au même rang que la PS3 (à part au niveau du prix bien entendu), le live ne m'intéressant absolument pas.
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S
Je crois qu'il y a moults jeux sur XBox360 dont tu n'as jamais dû entendre parler ou que tu n'as pas essayé, si tu la mets au même niveau que la PS3 (et ses 3 jeux). En plus le prix est ici d'une importance plus que relative, vu la différence niveau consoles et niveau jeux.Que ce soit des exclus ou pas, je ne vois pas où est le problème, perso c'est quand même plus plaisant de jouer sur une grande télé, possiblement avec des potes autour, que sur son PC. Mais c'est mon avis.Quant au live, c'est quand même bien sympa de pouvoir jouer en ligne contre des inconnus (ça arrive sur la Wii, on a fait quelques essais avec Thanos sur Mario Strikers et c'était rigolo), mais ça doit être encore plus le pied de pouvoir jouer en ligne directement avec tes potes.
T
Jack > sans compter les jeux de tennis où je vais te mettre une race ! :EC'est vrai que Bioshock claque bien sa race ! Je le rajoute sur ma liste de jeu à faire un jour quand j'aurais écouler les jeux d'avant de la liste ! :p
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S
T'es en bonne voie non ? FF12 fini, c'est déjà un gros morceau, pas vrai ?   ^^