Et... hop !
Et voilà, vous l'attendiez toutes et tous (mais si, allez, avouez), avec quelques dizaines d'heures de retard, il est là, c'est le jeu de la semaine. Aujourd'hui donc, un jeu pas du tout sympa... nan j'déconne, encore un jeu très sympa, c'est peut-être aussi pour ça qu'il est sur le haut de ma pile (ne vous inquiétez pas en progressant vers le bas de la pile on finira bien par tomber sur des jeux moyens, voire complètement nuls) : Banzaï !

Le matériel présent dans la (petite) boîte se résume à un paquet de cartes très joliment illustrées et à une douzaine de petits pions rouges en plastique.
Banzaï est un jeu qui se joue de 3 (pas très intéressant) à 12 joueurs (il faut avoir de la place), avec je pense un optimum vers 6-8. Les parties sont relativement courtes, de 10 à 20 minutes, cela dépend du nombre de joueurs. Comme Coyote et Les Loups-Garous, c'est un jeu d'élimination (décidemment), c'est-à-dire que les joueurs sont éliminés petit à petit et que le dernier en lice a gagné. C'est l'une des raisons pour laquelle jouer à 12 peut être un peu contraignant, car contrairement aux deux jeux cités plus haut, les premiers éliminés n'ont pas grand-chose à faire et le reste de la partie restera amusant à regarder mais sans plus.
Le principe est relativement simple, c'est un croisement entre les 7 familles, les chaises musicales, et Jungle Speed. Les cartes composent en fait des familles (d'animaux, les familles Renard et Chat sont représentées sur la photo) de 5 membres chacune, le Seigneur, le Guerrier, le Magicien, la Princesse et le Gamin. On distribue en début de partie 5 cartes à chaque joueur, et on dispose sur la table autant de pions rouges qu'il y a de joueurs, moins un. Les joueurs vont alors simultanément choisir une carte de leur main et la faire glisser face cachée à leur voisin de gauche (on se synchronise tous en disant "Eeeeeeeeet... Hop !"). Chacun regarde la carte qui lui a été ainsi passée, puis on recommence l'opération, et ainsi de suite... jusqu'à ce qu'un des joueurs ait réuni une famille complète. Il doit alors crier "Banzaï !" et tous les joueurs doivent attrapper un des pions présents sur la table. Vu qu'il y a un pion de moins, le joueur le moins prompt se retrouve sans pion et est éliminé. On enlève une famille du paquet de cartes, on mélange, on redistribue, et on replace les pions sur la table, en en enlevant un, bien sûr. Lorsqu'il ne reste plus que 2 joueurs, on joue la finale avec un troisième joueur qui n'est là que pour faire passer les cartes et qui n'a pas le droit de se jeter sur le dernier pion présent.
Principe très simple donc, auquel viennent s'ajouter quelques subtilités. Tout d'abord, on a le droit de faire des feintes, en criant "Banane !" par exemple, ou "Banz... !" alors qu'on n'a pas réuni de famille, sachant que quelqu'un qui fait tomber ou qui prend un pion rouge alors que ça n'a pas lieu d'être est aussitôt éliminé. On peut aussi interrompre le jeu lorsque l'on a diverses combinaisons de cartes en main, ce qui permet plusieurs effets. Avoir 3 cartes de la même famille peut permettre de déplacer deux pions où on veut sur la table, avoir un Seigneur et un Magicien de la même famille peut permettre de voir le jeu de 3 adversaires, avoir 3 Princesses permet d'être gracié si l'on n'est pas assez rapide pour attrapper les pions... Il existe ainsi une douzaine d'annonces, optionnelles, qui permettent de donner un peu de profondeur au jeu.
En conclusion, Banzaï est encore une fois un petit jeu très facile à appréhender et à mettre en place, rapide à jouer, mais avec lequel on s'amuse beaucoup. Il paraît même que certains se trompent en voulant feinter sur une annonce et crient Banzaï ! au lieu de Banane ! au premier tour de jeu, provoquant l'incrédulité puis l'hilarité générale, mais ce ne sont sûrement que des rumeurs...