Y nous ont (encore) volé not'recette !
Jeudi soir, pour fêter la fin des écrits, je suis allé au ciné avec Miss C. et Thanos. Enfin c'était pas du tout pour fêter quoi que ce soit, en vrai, c'était juste parce qu'il me restait deux tickets dans mon carnet tarif étudiant et qu'il fallait les utiliser le 31 mai au plus tard. Et jeudi, quelle coïncidence, on était pile le 31 mai ! Comme c'est bien fait, tout de même... Bref, du coup on en a profité, et ça tombait bien parce que ça commençait à faire un bail que je n'étais pas allé m'enfermer dans une salle obscure et sombre. On a sauté sur l'occasion en allant voir, bien sûr, Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde (et au-delà ! Ah non pardon, je me trompe de film).

Je ne l'apprendrai à personne, Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde (que j'appellerai dorénavant "Pimonde", histoire de faire une petite contraction, vous croyez quand même pas que je vais me taper le titre en entier à chaque fois non ?) est le troisième opus de la série débutée en 2003 avec Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl (ou Pipearl pour les intimes). A l'époque, ce film était parti d'une idée folle (un jour d'inventer l'école ?), puisque c'est quand même la première fois qu'on monte un tel projet à partir d'une attraction de parc à thèmes. D'habitude c'est l'inverse, mais là l'idée était de réaliser un film, donc, à partir de l'attraction éponyme présente dans 4 parcs Disney à travers le monde. Cette attraction ayant d'ailleurs un pouvoir d'inspiration assez balaise puisque des rumeurs veulent qu'elle est aussi à l'origine de la cultissime série de jeux vidéo Monkey Island.
Bref, à l'époque le premier film avait été un franc succès, mérité d'ailleurs puisque le résultat était un mélange très réussi d'aventure, d'action, de fantastique, d'humour et de romance (un tout p'tit peu pour dire). Du coup, c'était prévisible, les producteurs se sont dit que ça serait vraiment cruel de priver le public d'une voire plusieurs suites (quel altruisme tout de même).
Et c'est ainsi qu'est apparu l'année dernière Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit (ou Pidit dans les cercles de connaisseurs), une suite montée à la va-vite et finissant en cliffhanger, appelant le troisième (et censément dernier) épisode de la série.
Autant j'avais aimé le premier, autant j'avais trouvé le deuxième sans intérêt, voire raté. C'était donc sans trop savoir à quoi m'attendre que je suis allé voir ce Pimonde. Je voulais quand même au moins connaître le fin mot de l'histoire. J'appréhendais un peu les 2h48 de film, en espérant qu'il n'y aurait pas de longueurs. Et forcément, il y en a eu.
Bon alors déjà il faut dire qu'il y a eu une coupure de courant environ 15-20 minutes après le début du film, et que ces abrutis au ciné ont laissé tourner la bobine, du coup on a loupé environ 10 minutes de l'histoire. Rien de crucial pour la suite, mais c'était très dommage, ne serait-ce que pour l'ambiance. Malgré ça, j'ai été plutôt agréablement surpris, globalement, par ce troisième épisode. Malgré les longueurs évoquées plus haut, et qui étaient inévitables vue la durée du film (dommage, dommage), il y a de grands moments dans ce film. Le scénario n'est pas très consistant, et semble parfois trop flou même pour les protagonistes de l'histoire, mais l'ensemble est sauvé par un ton parfois léger, parfois décalé et parfois plus grave plus proche du premier épisode, et par des scènes soit originales voire loufoques (Jack Sparrow dans "Dans la peau de John Malkovich", ça vaut son pesant de cacahouètes, oh oh oh), soit prenantes et spectaculaires (toute la scène du maelstrom). Ah si on regrette quand même que malgré la présence de Chow Yun-Fat, il n'y ait aucune scène de combat d'arts martiaux. Même pas un coup de pied retourné, même pas une petite manchette, ni même un cri qui tue, rien. Tant pis.
Au final, Pimonde relève un peu le niveau de la série après Pidit (toi-même), et offre un divertissement agréable, avec en prime un Johnny Depp qui s'amuse toujours autant et une Keira Knightley qui prend enfin un peu de volume (je parle au niveau du jeu et du rôle, pas des fesses :p ). Au niveau intérêt, ces deux suites n'en ont finalement que peu, un peu comme pour Matrix, mais si c'est juste pour passer un bon moment et s'en prendre plein les mirettes, le film remplit son contrat honorablement.
(Ca c'est juste pour le plaisir des yeux :p )
Par contre... quelque chose me dit que le 4 va bientôt pointer ses voiles à l'horizon. Attention au naufrage... :p