Nic Oumouk
Bon, malheureusement, malgré ce que je vous disais du haut des cols ardéchois, je ne suis pas rentré à temps hier pour faire ma ptite critique de BD. En arrivant à la gare, en effet, petite surprise : les TCL (encore eux) étaient en grève. Pas de métro, pas de tram. Le jour de la fête de la musique. Super sympa.
Bref, toujours est-il que quand même, chose promise, chose promise, alors même si c'est un peu en retard, je vais vous parler aujourd'hui d'une bande dessinée que j'aime bien mais sans plus, un peu bof quoi. C'est pas encore une BD que je déteste (désolé, Miss Trop), mais c'est pas le top non plus. C'est déjà ça pour vos portefeuilles. ;)
La bande dessinée en question s'appelle Nic Oumouk, scénario et dessin de Manu Larcenet. Oui, encore lui. Mais là c'est bof alors j'ai le droit. Et pis je fais ce que je veux.

Pour l'instant, un seul tome dans cette série, commencée l'année dernière. Cette bande dessinée nous invite à découvrir les aventures de Nic Oumouk, donc, un jeune ado de banlieue qui rêve de gagner de l'argent, plein, et vite, pour pouvoir aller retrouver son père, qui selon sa mère est parti il y a cinq ans construire une autoroute dans un pays très lointain sans téléphone ni poste. Flanqué de ses deux potes, dont Jean-Bruno (sic) le rappeur black, il va aller de galère en galère, se faisant tour à tour racketter ou exploiter par Yannick Noah, le truand du quartier (qui ressemble quand même vachement à Joey Starr, hasard ou pas hasard ?). Il va croiser sur son chemin des personnages haut en couleur (ça reste du Larcenet quand même), dont l'assistante sociale, le peintre intégriste, ou, surtout, Edukator, le super-héros masqué qui parcourt les rues de nuit pour corriger les fautes d'orthographe et de conjugaison des tagueurs du quartier.
Cette bande dessinée est plaisante. Je ne peux quand même pas dire le contraire. Le ton général, et certaines situations en particulier, font sourire. Mais on ne rit pas aux éclats. Et, si on compare à d'autres oeuvres de Larcenet, le niveau est inférieur. Encore une fois, les personnages sont sympathiques et bien trouvés, certaines choses sont amusantes, mais c'est ni assez absurde ni assez sérieux pour vraiment accrocher le lecteur. On comprend bien que Larcenet veut se moquer des clichés de la banlieue, mais on a l'impression qu'il utilise lui-même des clichés dans le processus. Nic est un anti-héros absolu, mais l'histoire oscille finalement entre le cocasse et le pathétique, et on s'y perd un peu.
Bref, si vous avez du temps devant vous et que vous êtes pas loin d'une librairie, vous pouvez toujours jeter un coup d'oeil à cette bande dessinée et voir si vous accrochez. Si, pour cette fois, vous reposez la BD sans l'acheter, exceptionnelement, je ne vous en voudrai pas trop. A condition que vous achetiez Le combat ordinaire ou La légende de Robin des Bois à la place... ;)