Artisan, métier d'avenir

Publié le par SebO

Comme déjà dit, je m'étais donc arrangé avant la signature du bail avec l'agence pour que des travaux soient faits dans l'appartement, notamment au niveau de la cuisine et de la salle de bains. Vacances obligent, ces travaux n'ont pas pu être fait avant emménagement, et j'ai donc dû prendre rendez-vous avec les deux entreprises concernées pour réaliser les travaux le plus vite possible. Deux entreprises devaient intervenir, l'une de plâtrerie/peinture/plomberie, l'autre d'électricité. N'arrivant pas à joindre cette dernière malgré de nombreux essais, j'ai téléphoné à l'agence qui m'a appris que ces braves gens étaient en vacances jusqu'à fin Août. Cool.

En parallèle, j'avais quand même réussi à prendre rendez-vous avec l'autre entreprise, et ce pour le mercredi de cette semaine, le 16, à 9 heures. En voyant le devis, le monsieur m'avait annoncé une semaine de travaux. Il fallait en effet refaire la peinture dans les deux pièces, casser la faïence et la refaire, changer la baignoire, et enlever le bidet.

Mercredi à 9 heures et quelques, l'artisan arrive, jette un coup d'oeil, m'explique que le plombier interviendra plus tard mais qu'il ne sait pas trop quand. Moi je lui parle du problème de l'électricien en vacances, que malheureusement il risque de faire des trous dans les murs pour passer les fils, et que du coup il ne faut peut-être pas faire les murs de suite... Finalement, on tombe d'accord sur le fait qu'il peut faire les plafonds sans problème, et que pour le reste on attendra des nouvelles de l'électricien, après quoi il reviendra.

C'est parti donc, juste pour repeindre les plafonds de la cuisine et de la salle de bains. Il m'annonce alors trois jours de travail, avec mastiquage le mercredi, pose de la toile le jeudi et peinture le vendredi. Faut que ça sèche entretemps. Il m'indique 2 à 3 heures de travail par jour. Bon ben c'est cool, au moins ça nous laissera nos après-midi de libre.

Il se lance donc dans l'opération mastiquage. En gros ça consiste à boucher les trous et les fissures avec du mastic à l'aide d'une truelle. Faut croire qu'il y avait pas grand-chose à boucher puisque vingt minutes plus tard, il m'annonce que c'est fini, et qu'il repassera demain à la même heure, pour le toilage.

 

Jeudi matin, à 8h10, l'interphone (qui fait un bruit des plus désagréables) sonne, alors que j'étais tranquillement en train de comater sous ma couette. Je vais ouvrir, saute dans les premiers vêtements qui me tombent sous la main, et, pas du tout la tête dans le seau, accueille mon pote artisan venu avec un copain à lui. Première chose qu'il me dit, avec un grand sourire "Je vous réveille ?". A croire qu'il l'avait fait exprès. Il m'explique qu'il devait passer ici avant d'aller sur un autre chantier. Bref. Je les laisse bosser tous les deux en allant comater non pas sous ma couette mais devant mon PC. Quarante-cinq minutes plus tard, c'est fini, ils s'en vont, demain même heure pour la peinture. Du coup je retourne sous ma couette, j'ai une nuit à finir moi...

 

Vendredi matin, réveil à 7h30 pour être frais et dispos (mouais, tout est relatif) pour 8h. Je vais me poser devant mon PC en attendant. 8h, personne. 8h10, personne. 8h20, personne. Je commence à imaginer les pires tortures possibles pour un plâtrier-peintre quand l'interphone sonne, à 8h22. Cette fois il est à nouveau tout seul. Je le laisse s'amuser avec son escabeau, ses pots et son rouleau, et cinquante minutes plus tard, c'est fini. Il laisse tout son matos sur place pour la prochaine fois (quelqu'un veut un escabeau ?), mais en attendant que je le recontacte suite à un contact avec l'électricien (ah ah, électricien, contact... hum...), pour lui c'est fini. Ou comment étaler moins de deux heures de travail sur trois jours.

 

Oui, je sais, fallait que ça sèche... Mais y'a pas à dire, sont balèzes ces artisans.

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Publié dans De tout et de rien

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T
haha sacré gloumouf ! il est fort pour en dire des conneries tiens !!
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G
Du coup t'aurai pu le faire toi :]
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S
Certes, je n'irai pas jusque-là...   :p