22 jours - Acte III : deux mariages et un enterrement (première partie)
Souvenez-vous (avec la voix de Michel Drucker c'est encore mieux, essayez vous verrez), je vous avais laissés haletants au soir du vendredi 4 Août.
Le lendemain, samedi 5 Août donc pour les deux du fond qui ont du mal, j'étais invité au mariage d'un ami de collège/lycée, Fabrice. Ces dernières années, je ne voyais cet ami qu'environ une fois par an, généralement vers la période des fêtes de Noël, c'est-à-dire quand il rentrait en France. Car après des études brillantes, le bougre s'est exilé plusieurs années au Japon, où il a d'ailleurs rencontré la mariée, Chizu, originaire pour sa part du pays des sushis et de mon voisin Totoro (qui n'habite pas à côté de chez moi, mais c'est un des mystères de la vie). Ce qui est assez rigolo, c'est que les quelques fois où j'ai eu l'occasion de discuter un peu avec Chizu, au demeurant fort charmante, ça a été en anglais. Je parle de ça parce que ça a un rapport avec la suite. Au moins on a eu la preuve que c'était bien la langue de communication internationale.
Bref, j'ai été très content et un peu surpris je dois dire en recevant le faire-part, étant invité à la cérémonie mais aussi au repas. Ca m'a bien fait plaisir de me dire que malgré nos rapports plus que ponctuels, Fabrice n'avait pas oublié les folles années de collège (nous étions dans la même classe en 4ème et en 3ème, et après on a gardé le contact, c'était la bande dont certains visiteurs de ce blog font partie, hein JB... ;) ).
Le jour J, en début d'après-midi, j'ai donc enfilé mon plus beau (et unique) costume, et en route pour l'église. Sur le parvis, avant que les cloches ne sonnent pour signaler aux gens de rentrer (comme au collège, finalement), j'ai retrouvé une demi-douzaine d'anciens copains de collège/lycée, certains dont je n'avais pas eu de nouvelles depuis plusieurs années, et ça a été vraiment sympa de reprendre contact, de se donner les nouvelles neuves et de se remémorer le bon vieux temps. Ca donne un coup de vieux mais bon... quand un de vos amis est déjà papa de deux garçons, le plus gros du travail est fait, niveau coup de vieux.
Bref, les cloches ont sonné, et tout le monde est rentré. Et ce que j'ai trouvé vraiment sympa, c'est que les parents de la mariée étaient dans l'entrée de l'église, sur le côté, et qu'ils serraient la main de tous les invités qui rentraient, avec une petite inclination du buste et le "Arigato" qui va bien (je précise tout de suite que "Arigato", prononcer "Aligato" signifie "Merci" en Japonais, ce n'est nullement une allusion à des quelconques biscuits ou desserts). La cérémonie en elle-même était à la fois très classique et assez inhabituelle, puisque la moitié des textes lus par les invités l'étaient en japonais, et lors de l'échange des voeux, c'est également dans sa langue maternelle que la mariée s'exprimait. En plus de ça, le prêtre faisait l'effort de traduire chaque question, la posant en français puis en anglais, pour que toute l'assemblée, Français, Japonais, et autres, comprenne. Un mariage trilingue, donc, du plus bel effet.
Une fois la cérémonie terminée et les milliards de photos prises sur le parvis de l'église avec la famille, les amis, les amis de la famille, les témoins, la famille des amis des témoins, et tout le bataclan, direction une jolie propriété avec château et grand parc. Malheureusement, il avait plu pendant la cérémonie, et les tables du vin d'honneur avaient donc été rentrées. Ce qui ne nous a pas empêché de faire honneur au buffet (même si, comme d'habitude, il y avait plus de trucs au poisson et aux fruits de mer qu'autre chose, mais j'assume), et de continuer les conversations engagées avec les vieilles connaissances.
On a enchaîné naturellement sur le repas, et comme le hasard (ou la répartition des places) fait bien les choses, je me suis justement retrouvé à la même table que tous mes anciens potes, ce qui nous a permis de discuter et de raconter des bêtises pendant toute la durée du repas. On a même essayé de faire boire une certaine personne (qui se reconnaîtra, son nom commence par un J et finit par un B) plus que de raison, histoire qu'il aille faire un peu de gringue à quelques charmantes invitées, malheureusement, l'opération s'est soldée par un échec. Seul point noir, le DJ était pas forcément super doué, mais on s'en fout on n'était pas là pour danser. En résumé, ce fut une soirée très agréable, moi qui suis tant nostalgique de mes années collège j'ai pu m'en donner à coeur-joie. J'ai même pu discuter avec une thésarde en Neurophysiologie (elle est pas belle la vie), avoir des conseils avisés d'un futur notaire véreux (mais non Aurel j'déconne reviens !), faire parler un chou à la crème et être invité au Marathon de Bordeaux (un truc où on court un peu mais où surtout on visite les vignobles, d'après ce que j'ai compris... Nico, si tu me lis... :p ).
Donc voilà, Fabrice, si tu passes dans le coin, ce fut un mariage très réussi, et je te remercie pour cette invitation et ce très bon moment qui en a découlé. C'est du déjà dit, mais plein de bonheur à Chizu et toi. :D
Le lendemain, dimanche 6 Août, c'était repos, et lundi préparation au voyage à Nantes. Internet, après 16 jours de coupure, n'était toujours pas revenu, et le lundi soir je prenais le train pour Nantes. Mais je vous raconterai ça la prochaine fois, dans la deuxième partie de ce (très) long Acte III. Patience, on arrive bientôt au bout ! :)