Le National-Socialisme vaincra !

Publié le par SebO

Bon, à vrai dire, je sais à peu près d'où je pars, mais avec cet article, je ne sais pas vraiment où, ni quand je vais arriver. Il y a tellement à dire, un peu plus chaque jour, un peu plus à chaque fois que j'essaie de me documenter un minimum pour appuyer mes propos, que je pourrais presque en faire un livre, qui, forcément, n'intéresserait personne. Mais comme je vous l'avais dit il y a une semaine, et comme j'avais un peu commencé à le faire avec l'article Let the police do its job, je voulais quand même donner mon sentiment sur la situation politique du pays, et surtout sur la campagne pour les élections présidentielles à venir.

 

Avant tout, je précise que je ne suis pas un spécialiste, comme pour beaucoup de Français la politique est pour moi un concept très vague et très diffus, qui devrait me concerner directement mais qui au final ne m'intéresse pas plus que ça. Peut-être parce qu'on a l'impression que de toutes façons, ça ne sert pas à grand-chose, que ça n'est pas très intéressant, que c'est toujours la même chose, les mêmes idées, les mêmes débats stériles, les mêmes promesses, et les mêmes résultats, ou absences de résultats. Mais le résultat du premier tour des présidentielles précédentes, le fameux 22 Avril 2002, a quand même été un choc, et depuis j'ai réellement pris conscience que trop d'indifférence pouvait s'avérer dangereux. Comme le disaient les Guignols depuis quelques années : "Ne pas voter peut provoquer un président grave". A cause du haut taux d'abstention au premier tour, on s'est retrouvés au deuxième tour avec un non-choix, ce qui n'est pas forcément très démocratique. Et 5 ans plus tard, loin d'être idéale, la situation est à mes yeux encore pire.

 

Nous avons 12 candidats.

En faisant un poil de raccourcis provocateurs, on pourrait dire qu'on a 5 candidats à gauche de la gauche, qui représentent les écologistes/contestataires/travailleurs/révolutionnaires/communistes. Ca n'est pas juste de les mettre dans le même panier, car ils ont des idées et des programmes sensiblement différents les uns des autres, mais bon, l'idéologie est globalement la même (on pourrait peut-être mettre les écolos un peu à part quand même). Du coup, 5 candidats sur 12, c'est bien, c'est une bonne idée. Déjà qu'à la base ils ont une faible représentation au niveau national, le fait de se partager les voix à 5 ne risque pas d'arranger les choses, au contraire. Un ou deux candidats défendant ces idées aurait peut-être eu une chance de rassembler assez de voix pour se faire entendre. Avec ce cas de figure, j'ai des doutes.

Ensuite, on a un candidat des maires rejeté par les maires (déjà lui il est mal barré, on va l'oublier là), et un candidat des chasseurs, qui à part promettre la liberté de chasse et de pêche pour tous, une écologie respectueuse de l'Homme (les oiseaux mazoutés, c'est du gâchis, c'est toujours ça qu'on peut plus shooter au fusil. Enfin si on peut toujours mais c'est un peu moins drôle on les voit pas tomber), le rejet de l'Europe et le respect des traditions et cultures fraaançaiiiseuh, a plein d'idées de fond très intéressantes. Nan j'déconne.

Reste 5 candidats (c'est un peu comme les "10 petits nègres", c'est marrant). 3 à l'extrême-droite et 2 à droite. Comment ça j'exagère ?   :p

A droite de la droite de la droite, on a le fou du Puy qui ne se cache même plus d'essayer de piquer un maximum de voix au borgne, avec un succès plus que mitigé. Ces deux-là ont des idées aussi gerbantes l'un que l'autre, où haine de l'autre, protectionnisme, nationalisme, mise au ban des différences quelles qu'elles soient sont au coeur d'un "programme" soi-disant destiné à remettre la France au rang mondial qu'elle mérite. Je ne m'étendrai pas plus sur leur cas pour l'instant, ils n'en valent pas la peine, et de toutes façons leurs chances de remporter les présidentielles sont bien heureusement aussi élevées que les 5 candidats de la gauche de la gauche cités plus hauts.

Viennent donc les 3 "favoris", respectivement de gauche-droite à centre-droite à droite-droite-droiiite, Segolène, François et le petit Nicolas. François, au milieu, essaie de se positionner et de proposer une alternative à l'éternelle rivalité gauche-droite. On lui reproche d'être mou, de n'avoir aucune idée propre, mais il a au moins le mérite d'avoir une démarche plutôt intéressante, c'est-à-dire de prendre ce qu'il y a (selon lui bien sûr) de plus intéressant d'un côté et de l'autre, histoire d'essayer de monter un truc qui marche. Le fameux 1+1=3. C'est un pari risqué et difficile, personne ne sait encore quel pourra en être le résultat, puisque ça n'a véritablement jamais été fait, ça pourra être un véritable fiasco comme une surprenante réussite. C'est un peu du quitte ou double, mais si ça peut marcher, pourquoi pas... En tout cas des trois gros candidats, c'est selon moi celui qui est le moins démagogue, qui a des idées, des principes et des objectifs clairs, et qui n'essaie pas de lorgner du côté d'un électorat douteux pour grapiller des voix à tout prix.

Ségolène, comme tout candidat de gauche qui se respecte, a des idées plutôt ciblées sur le social. Mais étrangement, depuis plusieurs mois déjà, quelques éléments de son programme, des principes exposés, sont assez surprenants pour un représentant de la gauche traditionnelle. Comme si la débâcle de la gauche ces dernières années avait eu pour résultat une sorte de mutation, où les responsables se sont dit "Bon on va mettre des idées de droite un peu, ça a l'air de pas mal marcher auprès d'une partie importante des gens, sinon on n'a aucune chance". C'est de la politique, me direz-vous, dans sa forme la plus pure, mais c'est aussi un peu la perte d'un idéal. Et quelque part je leur en veux un peu pour ça. Et ça a culminé au moment de la proposition du drapeau français dans les foyers et le soudain engouement pour la Marseillaise, hymne patriotique aux paroles guerrières et nationalistes, obsolète au possible. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire qu'à gauche, on a choisi d'oublier les principes et de se battre sur le même terrain que le favori des sondages, le petit Nicolas.

Et c'est ainsi qu'au fil des semaines, la campagne présidentielle a doucement glissé vers le thème du nationalisme. Normal, car si c'est un thème récurrent des deux candidats "officiels" d'extrême-droite, c'est aussi une notion avec laquelle le petit Nicolas (notre maître à tous en matière de démagogie de bas étage) flirte dangereusement ces derniers temps. On a l'impression que tout tourne autour de cette idée de l'importance de la France (avec un très grand F), de sa place dans le monde, de l'identité de ses habitants, de ce que signifie être français, et par opposition, être étranger. Et même si le titre de mon article est volontairement exagéré et provocateur, tout ça a des sales relents de National-Socialisme (dont une des formes les plus tristement connues a donné le Nazisme), dont la doctrine première, ne l'oublions pas, favorise l'individualisme compétitif (le salaire de l'individu dépend directement de son rendement, qui a dit "Travailler plus pour gagner plus" ?), une économie basée sur la loi du marché (libéralisme économique proche du capitalisme) et une main-mise de l'Etat sur tous les aspects de la vie de la population, avec suppression d'un grand nombre de libertés individuelles et mise en place d'un régime sécuritaire. Ca me rappelle étrangement des trucs. Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Ca n'est pas parce que j'ai parlé de National-Socialisme que je compare Sarkozy à Hitler; jusqu'à nouvel ordre, notre candidat ne souhaite pas exterminer des millions de gens en se basant sur leur religion, leur préférence sexuelle, ou leur patrimoine génétique.

Ceci dit, certaines de ses déclarations soulèvent des questions énormes sur ses principes, ses idées, ses croyances. Certains de ses arguments, parfois fallacieux et choquants, trouvent un écho inquiétant dans les discours haineux de l'extrême-droite. D'ailleurs Le Pen ne s'y est pas trompé, et essaie de plomber Sarkozy par tous les moyens pour ne pas lui lâcher trop d'électeurs. Le Kärcher, le mouton dans la baignoire, les prédispositions génétiques... ne sont que des exemples de dérapages effrayants qui ne présagent rien de bon quant à la suite des événements si le petit Nicolas réalise son rêve d'ambition débordante et arrive à se positionner à la tête de notre pays.

 

Après, bien sûr, chacun est libre de ses idées, et de ses choix. Si Nicolas Sarkozy remporte les élections à venir, alors c'est qu'une majorité de votants (pas forcément de Français, mais les autres n'avaient qu'à s'exprimer) aura été en accord avec ses idées, ses discours, ses projets. Et nous sommes en démocratie, et donc s'incliner devant la majorité, c'est normal. Tout comme 49% des Américains sont désespérés d'avoir George W. Bush à leur tête depuis 7 ans, mais il a été élu, c'est comme ça. Quel que soit le résultat, la France aura le Président qu'elle mérite.

 

De toutes façons, depuis qu'a été mis en place le temps de parole à la télévision pour chaque candidat comme c'est la tradition, on les entend beaucoup moins. C'est d'ailleurs complètement ridicule, on a été victimes d'avalanches médiatiques pendant des mois, et maintenant, à quelques semaines du vote, on n'en entend presque plus parler. Ca donne peut-être un meilleur droit de parole aux "petits candidats", mais c'est un peu n'importe quoi. Soit il fallait réguler dès Octobre dernier, soit rien faire, là ça fait un peu hypocrite comme comportement. Et du coup, au lieu d'une "dernière ligne droite", on assiste plutôt à une baisse d'intensité de la campagne. Etrange.

 

Enfin bref, il paraît qu'il y a encore 75% d'indécis, dont 50% qui n'ont pas du tout choisi de candidat encore. Bien malin qui pourra prédire le résultat de ces élections. On verra bien...

 

Ah, et une dernière chose. A ceux qui veulent faire un vote protestataire et voter Le Pen sans pour autant partager ses idées mais juste "parce que y'en a marre du système et que peut-être que comme ça ça fera bouger les choses", je vous en supplie, utilisez un peu votre cerveau sur ce coup-là. Ca fera rien bouger du tout. Au mieux ça sera inutile, au pire dangereux. Après... tous autant que vous êtes, vous faites bien ce que vous voulez...   :)

 

 

Bon, je n'ai pas tout dit, mais j'ai essayé d'être le plus succinct (!) et structuré possible. C'est peut-être un peu flou, très probablement sans grand intérêt, mais je tenais quand même à faire cet article. Si vous ne l'avez pas lu, rassurez-vous, je ne vous en voudrai pas...   ^^

Ah, et une toute toute dernière chose. Si vous voulez me et vous faire plaisir, voyez ou revoyez V pour Vendetta. Le soir avant le premier tour, même, ça sera encore mieux. Juste comme ça...

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Publié dans De tout et de rien

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F
bonjouroui le national socialisme sera de retour et vaincracar les politiques et tout a chacun n ont plus a l esprit ceci :que l Honneur s appelle Fidelitéque l honneteté implique qu il n y ait aucune divergence ou contradiction entreles pensés les paroles et les actionsetre honnete enverssoi meme et son propre butpour inspirer la confiance et donner foi en nouset quel honneteté consiste a ne jamais employer a mauvais escient ce qui nous a été confiéfred
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K
http://www.phenix.mnsf.info/
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J
C'est le chef des armées, certes, mais son pouvoir décisionnel ne s'applique pas qu'aux décisions militaires !<br /> Encore une fois, c'est lui qui a le dernier mot sur toutes les lois controversées. Vrai ou faux ?<br /> <br /> -> Pas tout à fait. Le président peut décider d'exercer seul tous les pouvoirs (et donc entre autres faire passer n'importe quelle loi) en cas de menace sur l'indépendance nationale ou les institutions.<br /> <br /> Pour les lois controversées au niveau économique et social en dehors du cas de figure cité plus haut, il ne peut pas les imposer seul (toutefois, quand il n'y a pas cohabitation et que président + gouvernement + députés sont du même bord, forcément, ça a tendance à passer comme une lettre à la poste...)<br /> <br /> Marianne<br /> <br /> -> C'est juste que je connais pas mal de gens du forum (notamment ceux qui posent des commentaires). J'ai jamais vu un exemplaire d'un magazine politique chez eux. On a quasiment jamais parlé politique à part pour ces présidentielles ensemble et d'une manière générale, peu d'entre eux s'intéressent vraiment à la politique. Donc je prends pas bcp de risque en disant ça.<br /> Marianne, c'est un peu comme closer ou public (je suis volontairement provocateur), c'est de la sous-presse et en plus c'est clairement orientée (donc subjectif).<br /> Et par rapport au contenu du numéro en question, il n'y avait apparemment pas de scoop, tout avait déjà été dit dans les médias (après consultation de forum de lecteurs - je suis quand même allé voir les réactions même si j'ai pas lu l'article). C'est juste la forme, très provocatrice, qui a fait parler du numéro. Donc rassurez-vous, vous n'avez rien raté.<br /> <br /> Allez, on sera fixé dans quelques heures ;0)
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S
Ah mais si tu parlais des gens qui mettent des commentaires, d'accord... Je croyais que tu paralis de l'ensemble des lecteurs, et là je me demandais où tu avais trouvé ta boule de cristal...   :p
T
en fait, je parle surtout de ceux qui participent activement aux commentaires et qui seraient donc à même de répondre à l'Agent F. :p
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J
Mais lol
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