Le jeune lièvre et la vieille tortue

Publié le par SebO

Tel que vous ne me voyez pas, je suis devant mon PC, il est 2h32 du matin (je viens de regarder la rediffusion du Koh-Lanta de la semaine dernière que j'avais loupé, et ouais on se refait pas), le réveil sonne à 7h30 dem... euh... tout à l'heure, pour pouvoir accueillir les artisans qui viennent faire des trucs dans l'appartement, et j'ai déjà un article de retard. Bien sûr, j'aurais pu écrire mon article cet après-midi, voire ce matin puisque je suis debout depuis 8h. Mais non, ça aurait été trop facile...   :D

Pour la peine, je vais vous raconter un petit truc qui m'est arrivé en début de semaine et qui m'a fait tout bizarre. Pas de quoi casser trois pattes à un canard mais bon ça ira bien pour ce soir, faut bien que je dorme un peu quand même. Merci de votre compréhension.   :p

 

Lundi après-midi, donc, je suis allé au Casino près de chez moi pour faire une course rapide. J'avais pas grand-chose à acheter, et le Casino est à environ 100 mètres de l'immeuble, c'était vraiment une course rapide. Je prends mes clés, je ferme la porte de l'appart', je descends ma volée de marches, je prends l'ascenceur, je redescends ma volée de marches, j'ouvre la porte de l'immeuble, et je me retrouve dans la super rampe (cf. articles précédents). Devant moi, en train d'arriver au bout de la rampe, un couple de personnes agées, dans les 75-80 ans à vue de nez, marchait. Doucement. Le monsieur avait une canne sur laquelle il s'appuyait laborieusement pour faire quelques pas, et la dame n'allait pas beaucoup plus vite (enfin en fait elle allait à la même vitesse vu qu'ils étaient ensemble. Mais vous avez compris   :p ). Le temps qu'ils fassent les trois mètres qui les séparaient du bas de la rampe, j'avais déjà fait tout mon petit tour (cf. schéma), et je les ai doublés juste à l'entrée du parking.

Ces braves personnes aussitôt sorties de mon esprit, je me dirigeai d'un pas alerte vers le Casino où m'attendaient mes emplettes. J'arrive au bout du parking, je traverse la rue, je fais les 50 mètres restants qui me séparent du petit centre commercial, je rentre dans le Casino, je vais droit au but, je prends mes articles et j'arrive à la caisse. Deux personnes devant moi, j'attends mon tour gentiment, puis je paie, j'échange deux mots avec la caissière, je prends mon sac et je sors du Casino. Je ne saurais pas dire combien de temps je suis resté exactement à l'intérieur, mais disons que c'était de l'ordre de cinq bonnes minutes. Je prends le chemin du retour, et à 30 mètres du Casino, sur le trottoir, qui vois-je, s'avançant dans ma direction d'un pas toujours aussi peu rapide : mon couple de petits vieux, se dirigeant visiblement vers le centre commercial pour faire leurs courses. J'avais eu le temps de venir, de prendre mes articles, de passer à la caisse, de ressortir, de commencer à revenir, que eux, ils avaient même pas fait les trois-quarts du voyage aller.

 

Et là la terrible évidence s'est imposée à moi : il fait pas bon devenir vieux...

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Publié dans De tout et de rien

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A
Je plussois ;)
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L
moi ce que je retiens mon cher seb...c'est que même si la vie passe, si on va plus lentement, si aller faire ses courses relève de la sortie du mois...eh bien quand on est deux et qu'on peut compter l'un sur l'autre toutes ces années, la vieillesse est tellement plus douce, et le temps perd son importance non ?
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S
Bienvenue à toi, ma chère Laure...   :)Je te remercie de ce très joli commentaire qui m'a touché, et je ne peux qu'être d'accord avec toi.N'hésite pas à revenir mettre ton grain de sel, si c'est comme ça à chaque fois, ça sera avec plaisir.   ^^