Summer Subway Super Sudation
Ca n'est un secret pour personne, je ne vais rien vous apprendre sur ce coup-là : il fait chaud. Enfin, ça dépend des coins, il est tout à fait possible qu'il existe des coins en France, voire dans le monde, où il ne fasse pas chaud en ce moment. Mais en tout cas dans mon univers immédiat, c'est-à-dire à Lyon et environs, il fait chaud. C'est l'été, donc on s'y attendait quand même un minimum, on n'a pas été pris complètement en traîtres. En plus, on a des périodes où il y a quand même un peu de vent qui amène une fraîcheur toute relative. Mais globalement, il fait chaud, et lourd.
Comme vous devez déjà le savoir si vous venez visiter mon p'tit blog depuis quelque temps, je me déplace souvent en métro. Le métro, c'est bien, c'est pratique, c'est pas cher, ça peut pas rapporter gros mais bon on peut pas tout avoir non plus. Le réseau de métro/tramway lyonnais couvrant la quasi-totalité des endroits que je fréquente habituellement (centre-ville, fac, gare, parc, restaurants, boutiques, cinés), ça me permet de me passer d'une voiture dans la plupart des cas. En plus de ça, j'y vois des affiches, j'y imagine des trucs, j'y fais des études sociologiques, bref, le métro, à l'instar de Google, est mon ami.
Mais le métro n'affiche pas le même visage toute l'année. L'hiver, quand il fait -12°C, que les gens sont tous en parka, qu'une fois dehors, arrêter de bouger c'est la mort, le métro est un peu un refuge. Non seulement les stations sont des endroits abrités du vent, mais en plus dans les rames, la chaleur humaine fait qu'on a un peu moins froid. Bon ça dure pas longtemps puisque quand on sort du métro notre nez redevient bleu, mais c'est toujours ça de gagné.
L'été... hmmm... l'été, c'est différent. Les stations représentent toujours une sorte de refuge, puisqu'à l'abri du soleil et sous terre, il y fait souvent un peu plus frais qu'en surface. En revanche, à l'intérieur des rames, c'est une autre histoire. La fameuse chaleur humaine est toujours là, et on s'en serait bien passée. Les gens ont chaud, les gens transpirent, et ça se sent. Mieux vaut ne pas s'asseoir, les sièges sont humides. Le but est d'avoir le moins de contacts possibles avec tout ce qui nous entoure, que ce soit vivant ou inanimé. Et de faire abstraction des odeurs. Non pas de l'odeur, mais bien des odeurs, un mélange subtil de parfums, déo, et odeurs corporelles diverses et variées, qui s'en donnent à coeur-joie sous l'action combinée de la chaleur et du confinement. Le pire, c'est vers 17-18h, à l'heure de la sortie des bureaux. Non seulement les rames sont pleines de gens, ce qui rend l'exercice "J'évite de toucher quoi que ce soit" beaucoup plus délicat, mais en plus les gens en question sortent pour la plupart d'une journée de travail, qui a laissé des traces. Essentiellement au niveau des aisselles. L'effet des déo est mort depuis longtemps, parti en vacances ou resté au bureau, et il ne reste plus qu'à prier pour que la personne qui se tient devant vous à 20cm ne décide pas de s'accrocher aux barres du plafond pour se tenir. Apparemment, le fait que les armes chimiques et bactériologiques aient été bannies par la convention de 1972 n'est pas connu de tout le monde...
Le métro l'été, ça chauffe, ça colle, ça mouille, ça pue, bref, c'est dégueu. Je pourrais me déplacer à pied, mais c'est long. Je pourrais me déplacer en vélo, mais arriver tout suant à destination c'est assez moyen. Je pourrais me déplacer en voiture, mais en fait non, j'ai pas le permis, et c'est beaucoup moins pratique pour aller en ville de toutes façons (paradoxalement un métro c'est beaucoup plus gros qu'une voiture mais beaucoup plus facile à garer). En fait, le problème ne vient pas du métro, mais de l'été...
Bref, vivement l'automne... :p