L'As (1) valant un...
Bon, on pouvait difficilement passer à côté aujourd'hui (ou en fait si, tout dépend du point de vue), c'est la Saint-Valentin, la fête des épileptiques et des amoureux, tous victimes de maladies difficiles à soigner.
Alors, en cet honneur, de quoi vais-je bien pouvoir vous parler ? En vrai j'avais pas trop d'idée mais je voulais quand même pas rater le sujet hype du moment. Du coup je me suis dit que ça pourrait être marrant que je vous parle de ma vie amoureuse. Entre 3 et 17 ans. Vous allez voir c'est à mourir de rire.
Mes premiers émois amoureux ont commencé alors que j'avais 3-4 ans (je me rappelle plus trop c'était y'a longtemps quand même), je faisais des bisous sur la bouche à Céline, une de mes trèèès lointaines cousines par alliance. On faisait ça soit en public, pendant les mariages (preuve à l'appui, mes parents ont gardé cette photo pendant des années sur le mur de la salle à manger), soit en privé, sur le canapé de mon oncle (ben bravo). Après y'a eu la maternelle, avec Cécile (aka Sissou), ma voisine de l'immeuble d'en face, et puis Laurène, avec qui nous étions inséparables (encore preuve à l'appui, j'ai une photo où je suis à côté d'elle et où je porte mon pull Mickey qui faisait de la musique quand on appuyait sur les oreilles. Je vous avais dit que ça allait être marrant). Puis les années ont passé, et avec elles la perte de l'innocence... sauf pour moi.
Débarqué au collège à 9 ans, je me demandais pourquoi la petite Sophie ricanait bêtement avec ses copines et surtout pourquoi elle frottait son pied contre ma jambe quand on mangeait ensemble au restaurant scolaire. Elle avait peut-être un truc accroché à sa chaussure dont elle voulait se débarrasser... Un an plus tard, lors d'un voyage scolaire en Angleterre, je devins tout rouge et ne pus proférer autre chose que des "No !" répétés lorsqu'une charmante autochtone de mon âge me coinça au fond du bus en me disant "You're cute. Do you want to go out with me ?". Peut-être mon attitude avait-elle un rapport avec une gifle que je m'étais prise au milieu de la cour de récré quelques mois plus tôt par une de mes camarades de classe, qui s'était avancée vers moi et m'avait demandé d'un ton de défi "C'est vrai que t'es amoureux de moi ?". Moi, honnête, je réponds un timide "Oui", et là, paf, c'est le drame. Il faut dire aussi qu'à l'époque de mes 10 ans j'étais amoureux de la moitié des filles de ma classe, mais qu'ayant toutes deux ans de plus que moi, elles me considéraient plus comme leur petit frère qu'autre chose. Comme me l'a bien fait comprendre une remarque de l'une d'entre elles à l'un de mes potes de l'époque "C'est pas de sa faute, il est jeune." Venant d'une fille de 12 ans, ça fait mal aux fesses. :p
Bref, les années suivantes ont été consternantes, une suite d'amourettes secrètes et surtout non partagées, et de rejet catégorique de toute fille daignant s'intéresser d'un peu près à moi, par peur de je-ne-sais-quoi. Désolé mesdemoiselles, j'étais jeune, je ne savais pas ce que je faisais. En résumé, il faut bien admettre la vérité, j'étais une véritable quiche avec les filles.
C'est une fille dont j'ai oublié le prénom (la honte) qui, bien des années plus tard, me sauva de l'abîme sentimental sans fond dans lequel je m'enfonçais peu à peu. J'étais en colonie de vacances aux Etats-Unis, et cette demoiselle, me voyant pris dans les affres du doute (ouiii mais nooon mais tu saiiis, c'est pas si faciiile...), a eu la bonne idée de me sauter dessus sous la tente trois jours avant le retour en France. Rien d'interdit aux moins de 18 ans, je vous rassure, d'autant plus que nous n'étions pas seuls sous cette tente, mais juste de quoi me réconcilier avec les filles et leurs langues.
Voilà voilà, ma vie amoureuse de 3 à 17 ans. Je vous avait dit que c'était très drôle... ou très triste, tout dépend du point de vue. Mais avec le recul, c'est toujours plus rigolo. Et rassurez-vous, depuis (c'était quand même le siècle dernier), je me suis bien rattrapé. :p
D'ailleurs, en ce qui concerne les années qui suivirent, il n'y a pas encore prescription alors je vous en parlerai peut-être dans dix ans.
En attendant je souhaite une très bonne Saint-Valentin à tous les gens que j'aime, famille, amis, célibataires ou non, y'a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui en profitent ! Je vous aime tous ! :D