C'est trop Mistérieux
Le temps passe à une vitesse folle (enfin je sais pas pour vous mais pour moi le temps passe à une vitesse folle, ça a toujours été comme ça dans ma perception de la réalité, et c'est encore pire depuis que j'ai abandonné mon rythme de gla... d'étudiant pour reprendre un rythme de travail "classique"), et on est déjà fin Février. Si si je vous jure, moi aussi j'ai du mal à y croire et pourtant c'est la vérité.
Et le 27 février, soit après-demain (ou demain pour les puristes du "Non c'est minuit passé alors c'est trop tard on n'est plus aujourd'hui on est demaiiiiin !"), c'est un mercredi. Ce qui veut dire que les enfants ne vont pas à l'école (mais ça on s'en fout un peu, sauf si on est enfant), mais ce qui veut dire surtout que des nouveaux films sortent au ciné. Et alors que je l'attendais pourtant avec pas mal d'impatience, j'avais complètement zappé qu'un film en particulier allait sortir, heureusement qu'une affiche vue ce matin dans le métro (ah mais que ferais-je sans lui) m'a rappelé à l'ordre. Ceux qui me connaissent (et ceux qui savent lire un titre d'article) l'auront deviné, je veux parler de The Mist, réalisé par Frank Darabont.
Alors on va jouer à un petit jeu : pourquoi il y a des chances pour que vous (et moi) aimiez The Mist, et pourquoi il y a des chances pour que vous (et moi) n'aimiez pas The Mist.
Pourquoi il y a des chances pour que vous aimiez The Mist :
- C'est l'adaptation d'une nouvelle de Stephen King (looove), écrite en 1980 et republiée en 1985 dans le recueil de nouvelles Brume (Skeleton Crew en VO), et qui s'appelle... Brume (The Mist en VO). La nouvelle est largement la plus importante du recueil, puisqu'elle fait plus de 120 pages, ce qui est un format exceptionnel pour une nouvelle. Et, si vous me permettez ce superbe jeu de mots (j'en ris d'avance), c'est une bonne nouvelle. Elle raconte comment David et son fils de cinq ans, Billy, se retrouvent "pris au piège" dans une superette avec une vingtaine d'autres personnes, alors que dehors une brume mystérieuse (oh oh oh) et apparemment dangereuse recouvre toute la ville. C'est à la fois un huis-clos psychologique et une histoire d'horreur plutôt classique, avec quelques messages distillés ici et là (ah, le fanatisme religieux... tiens, des expériences secrètes du gouvernement... bref, des thèmes ultra-récurrents chez King). Mais comme souvent (j'ai dit souvent, pas toujours) avec ce bon vieux Stephen, le mélange prend et ça marche à fond. Avec une histoire comme ça, il y a donc du potentiel pour un bon film.
- Cette adaptation est réalisée par Frank Darabont, qui a fait à lui seul la moitié des bonnes adaptations de bouquins de Stephen King avec les très bons Les évadés et La ligne verte (comme le café mais ça s'écrit pas pareil). Parce que soyons honnêtes, les adaptations des histoires de King sont très souvent pitoyablement nulles. Mais par deux fois Darabont a su montrer qu'il avait le "truc" et on peut donc espérer que The Mist sera du même acabit que ses prédécesseurs.
- Les principaux effets visuels du film ont été réalisés par le même studio que ceux du Labyrinthe de Pan. On peut donc s'attendre à des trucs sympa à ce niveau-là.
- Darabont a choisi de reprendre un morceau de Dead Can Dance pour souligner l'ambiance. Et Dead Can Dance, c'est bien.
- Laurie Holden (X-Files, Silent Hill,..) joue dans le film. Et il faut toujours une jolie blonde dans les bons films d'horreur (et dans les mauvais aussi d'ailleurs).
Pourquoi il y a des chances que vous n'aimiez pas The Mist :
- C'est un film d'horreur. Ceux qui iront le voir en pensant aller regarder une jolie histoire (étrange, mais jolie) comme pour Les évadés ou La ligne verte risquent d'être très, très déçus. Là, d'après ce que j'ai lu et si ça reste conforme à l'histoire, y'a du sang, y'a des cris, y'a des tripes, y'a des larmes, y'a de l'angoisse, bref, c'est pas une comédie romantique. Après, pour ceux qui aiment le genre, très bien. Mais soyez prévenus.
- Darabont a changé la fin. Non, enfin pas vraiment, il a fait pire, il a rajouté une fin. Pire, en vrai, je ne peux pas le dire, vu que je ne l'ai pas vue, cette fin. Et c'est vrai que la nouvelle nous laisse un peu sur notre faim (fin ?) avec une conclusion très...floue. Du coup le réalisateur s'est dit que ça serait mieux de mettre une vraie fin. Hmmm... pourquoi pas. Il paraît que Stephen King a dit qu'il trouvait cette fin plutôt classe. Ca fait un peu peur... Bref, faisons confiance à Darabont, mais les rajouts d'histoire, c'est rarement top. A voir.
- Aux Etats-Unis, les critiques ont accueilli le film un peu plus fraîchement que ses deux prédécesseurs (en particulier Les évadés qui avait été très apprécié). Ceci dit, c'est peut-être dû au genre, moins consensuel. Mais c'est aussi peut-être juste que le film est moins bon...
Et sinon, c'est purement personnel, mais pour moi, cette histoire, je l'associe à la musique de Jurassic Park. Ne levez pas ce sourcil comme ça, je vous explique. Quand j'étais ado, souvent, quand j'avais un nouveau CD, je l'écoutais en boucle pendant des jours et des jours, voire des semaines. Pire, des fois, je programmais sur ma chaîne audio mes pistes préférées et je passais le programme en boucle. Ou des fois, dans les cas d'obsession flagrante, j'écoutais la même piste en boucle. Bref. Et donc, pendant que j'écoutais ma musique, je lisais. Et Brume, je l'ai lue avec la musique de Jurassic Park en boucle en fond sonore. Et maintenant, plus de 10 ans après, quand j'entends la musique, je pense à la nouvelle (et à une scène en particulier), et quand j'entends parler de Brume, je pense à la musique de John Williams. Ca risque de me faire bizarre de pas avoir ma musique dans le vrai film... ;)
Enfin bref, voilà. On verra bien dans quelques jours. A moins que vous ayiez déjà décidé de ne pas aller le voir, et à ce moment-là... je vous raconterai. ^^