Exploration

Publié le par SebO

Voilà bientôt trois semaines que je suis installé à Paris (comme le temps passe vite quand on s'amuse !), et je sens que je commence à passer à la deuxième phase de ma présence ici. La première phase, c'était repli et observation du nouvel environnement. Prenez n'importe quelle bestiole (et je suis une grosse bestiole), sortez-la de son trou et mettez-la n'importe où, elle va se recroqueviller sur elle-même, et rester immobile un moment tout en regardant/sentant/palpant (ça dépend de la bestiole) autour d'elle. Personnelement je palpe pas trop mais j'ai pas mal regardé (et senti aussi, mais ça plutôt contre mon gré, vive Paris), sans trop osé bouger.

Et puis le WE dernier, avec Thanos et Agent F., on a fait les touristes dans la ville, menés par JB dans des coins sympas (et surtout incontournables). Il faisait beau, c'était agréable, et on a marché tout le dimanche après-midi, allant de l'Opéra à la Tour Eiffel en passant par les Tuileries, le Louvre, ou encore l'Arc de Triomphe et les Champs-Elysées.

Jusqu'à ce week-end, en fait, je restais dans mon coin, sans trop savoir où aller. En même temps, "où aller" n'est pas forcément une question qui se pose spontanément. Je connais quelques personnes sur Paris, c'est vrai, mais ça ne veut pas dire que je vais les voir tous les soirs et week-ends, et donc par extension que je vais sortir tout le temps. Pour manger, c'est pareil, une fois trouvée la superette la moins chère et la mieux fournie, on fait ses courses, on se prépare à manger, et on ne va pas faire le zazou à manger n'importe où, même si comme dans mon cas il y a des milliers d'endroits autour de chez soi qui ont l'air sympa pour manger/boire/passer la soirée (avec des gens, si possible).

Mais quand vous êtes avec des gens, comme c'était le cas ce week-end, donc, faire ses courses et se faire à manger dans son petit studio devient tout de suite beaucoup moins festif, surtout comparé aux innombrables tentations qui s'offrent à vous à à peine quelques minutes de marche. Et du coup, j'ai exploré, un peu, et j'ai commencé à agrandir mon territoire.

 

En ce moment, je joue à Civilization 4 sur mon PC. Aucun rapport me direz-vous. Dans Civilization, qui est un jeu de stratégie et de gestion, on dispose au début de la partie d'unités de base, un colon pour construire une ville, et un guerrier, ou un éclaireur. L'éclaireur est celui qui a le plus de mouvement et c'est bien pratique parce qu'en début de partie, toute la carte du monde est cachée. C'est tout noir, et du coup il faut envoyer son éclaireur pour découvrir l'environnement immédiat, collines, forêts, océans, rivières, villages, afin de choisir un bon emplacement pour construire ses villes et exploiter ses ressources. Alors on envoie l'éclaireur faire son boulot et petit à petit la carte se dévoile, d'abord juste autour de la ville de départ, puis on construit d'autres unités et petit à petit on dévoile de plus en plus de carte, et il ne reste au final plus que quelques endroits inexplorés (Terra Incognita, un concept depuis longtemps inconnu de nos explorateurs du monde moderne).

 

Et donc, là, c'est exactement ça. J'ai commencé à envoyer mon éclaireur pour voir un peu ce qui m'entourait de beau, et il est revenu avec quelques infos utiles et/ou sympa. Genre des endroits pour manger des trucs pas trop mauvais pour pas trop cher pas loin de chez moi (ben oui, c'est mon chez-moi maintenant, ça aussi je m'y suis fait). Mais mieux encore, mon éclaireur (bon ok promis j'arrête après avec cette analogie à deux balles) a exploré un endroit de la carte près de mon boulot où se cachait un gigantesque Carrefour ! Du coup c'est avec une joie non dissimulée que j'ai pu acheter les deux dernières choses fondamentales qui me manquaient (non je ne parle pas d'une télé, d'une baignoire, d'un forfait téléphonique illimité ou d'une connexion sans problème   :p ) : mon déo, qui arrivait presque à court et qui est utra chaud à trouver pour une raison qui m'échappe, et un étendage. Ben oui parce que jusqu'ici, pour étendre mon linge mouillé, j'avais... rien. Y'a bien des séchoirs dans la laverie de la résidence mais qui dit séchoir dit linge froissé, donc repassage, et c'est un mot qui ne fait pas partie de mon vocabulaire. Pourquoi repasser, alors qu'on peut faire des merveilles avec un étendage ?..

 

Enfin voilà, tout ça pour dire que je commence à sortir de ma coquille, petit à petit. Ici, c'est pas mon vrai chez-moi, certes, mais j'y suis pour un moment, alors autant essayer de trouver le plus de trucs sympas possible. Je vous tiendrai au courant quand j'aurai dévoilé un peu plus de ma carte...   ;)

Publicité

Publié dans De tout et de rien

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Ouais mais après quand même il lui aurait fait des excuses spontanées et sincères dans l'édition papier du Parisien / Aujourd'hui en France....Ah non pardon  :D/aparté onRhôôô et puis arrête Thanos, tu voudrais pas que notre Président déjà à cran attente à sa propre vie sous tout ce harcèlement, comme l'a suggéré un parlementaire UMP alarmé ?*Pose sa chaise sous le balcon du 3e étage de l'Elysée et sors son popcorn*...Oui je sais c'est méchant     XDJe m'excuse. Mater en rigolant les pauvres smicards de l'Elysée qui devront nettoyer tout ça au Karcher, c'est pas cool.*se fouette*
Répondre
T
C'est con, le président aurait pu te dire "casse toi pauv' con" :p
Répondre
I
Un bon plan pour demain, le salon de l'Agriculture, aujourd'hui impossible, Nico et sa bande étaient là .... Tu peux gouter à l'oeil les meilleurs produits du terroir et ça te changera de ton petit chez toi, la campagne à Paris, tout un programme ! Bisous Seb ;o)
Répondre
S
Pas une mauvaise idée (hmmm du bon saucisson...) mais j'avais déjà des plans prévus pour la journée. Tant pis, pas de sauc' !   :/
A
Cet article me ramène à un autre article, scientifique, mon mien, sur l'aversion conditionnée chez les rats, dont voici un extrait (autocitation toujours toujours pour faire gonfler le "nombre de fois article cité" ..) :Ah oui, remplacer "nouvel aliment" pas "Paris" et "rat" pas "Seb" :pSuivis comportemental et alimentaire face à une situation de néophobie et d’aversion. À J-1 de l’étude, les rats subissent un certain stress qui se révèle par l’immobilisation et la défécation.(lol) Ils développent une néophobie, face à l’environnement expérimental et face au nouvel aliment qu’ils ne testent pratiquement pas. Lors du J0, l’immobilisation diminue considérablement, ce qui reflète un bien-être de l’animal dans son environnement, laissant penser à une extinction de la néophobie à celui-ci. De plus, lorsque les animaux sont confrontés exclusivement au nouvel aliment, ils le mangent sans difficulté. Ils se sont donc bien habitués à tous les paramètres inconnus en début d’expérimentation et l’extinction de toutes néophobies supposées peut-être prouvée. [...] Contrairement à lui, les rats témoins consomment le nouvel aliment. Enfin, lors de la session 2, l’animal ne cesse de bouger dans la cage expérimentale, traduisant le stress subit par la confrontation avec la raison de son malaise, le nouvel aliment. Une aversion est donc produite précisément contre la nouvelle nourriture. Il est intéressant aussi de voir, si le degré de nouveauté de cet aliment peut influencer ce mécanisme d’aversion et si celui-ci peut disparaître dans le temps.Extinction de l’aversion. Malgré le faible effectif de cette étude et les multiples biais, il reste possible de constater un phénomène d’extinction de l’aversion chez un seul rat du protocole 2. La raison est probablement un phénomène d’habituation à l’aliment N et un phénomène d’extinction de la néophobie entre J-1 et J0 chez ce groupe de rats de P2. Concernant les autres rats qui ont consommé du N, en absence de F, il est très probable que la faim les ait poussés à surmonter «temporairement» leur aversion. La preuve en est, ces rats ont de nouveau mangé uniquement le F, en présence des deux aliments, indiquant ainsi la persistance de leur aversion masquée par la faim qui l’a emportée sur l’aversion. Quoi qu’il en soit, il est évident que le faible effectif de cette étude ne permet pas de tirer des conclusions solides et des statistiques robustes.Il serait intéressant de poursuivre ces recherches à un niveau plus moléculaire, en observant les variations possibles de la mise en mémoire gustative dans les structures centrales du cerveau.Vive le moléculaire .. en passant ..Conclusion: Néophobie (Paris, RER et manque de Déo) suivie de d'Habituation (3 semaines, quand même :p), Déshabituation (retour à Lyon, Youpy !), je ne te souhaite pas l'aversion à Paris bien sûr, due au RER, connexion merdique, forfait limité, pas baignoire, pas télé et tout le tralala .. Mais, on s'en remet, apparamment: extinction de l'aversion, n'oublie pas ...... :p
Répondre
S
Tu veux que je mange Paris ? Non mais quelle idée...   :oMais oui sinon ne t'inquiète pas, je m'en remets... Y'a que l'aversion aux poissons/fruits de mer dont je me suis toujours pas remis... Ah si l'aversion à la musique de Björk aussi...   :D
A
*prépare son trébuchet à doigts*
Répondre
S
*ne s'inquiète pas trop des risques pour lui-même mais plutôt pour Agent F. en se souvenant d'une certaine brosse à dents...*