Info ou intox : premiers indices

Publié le par SebO

Bon, j'ai laissé quelques jours à tout le monde pour répondre à mon super-jeu-concours-où-qu'il-n'y-a-rien-à-gagner, Info ou intox ?, lancé jeudi dernier.

Je vais donc pouvoir commencer à répondre. Au départ je voulais juste donner la réponse, comme ça, genre "Hop ben voilà c'est la biiiiip qui était fausse", mais après je me suis dit que ça serait quand même plus rigolo d'expliquer un minimum pourquoi et comment les 9 autres affirmations sont vraies. D'un autre côté, j'aurais pu tout faire en un seul article, donner la réponse et expliquer le reste, mais je ne le fais pas, premièrement parce que ça serait trop long, deuxièmement parce que ça permet de faire durer le suspense et ça laisse le temps à ceux qui n'ont pas encore répondu de le faire (avec un petit avantage certes), et troisièmement parce que ça m'arrange bien, vu qu'en ce moment j'ai plus trop d'idées et encore moins de temps, ça me permet d'étaler ça sur deux ou trois articles.   :p

 

Aujourd'hui, donc, la vérité sur les affirmations 4, 7 et 9, à classer dans la catégorie "Voyages voyages". Vous l'aurez deviné, ces trois affirmations sont donc vraies.

Pour la 4, ça s'est passé lors de mon premier voyage aux Etats-Unis, alors que j'avais 17 ans, en 1996 (pfiou, ça nous rajeunit pas tout ça). Trois semaines de colo road-movie à l'américaine, on a fait Los Angeles - Las Vegas - San Francisco en mini-vans, j'en garde des milliers de souvenirs impérissables. Et parmi eux, cette fameuse nuit au Grand Canyon. En fait les animateurs nous avaient proposé une petite excursion pédestre nocturne, l'idée étant de descendre au fond du Canyon puis de remonter de l'autre côté. Ceux qui préféraient ne pas tenter le coup nous attendaient au campement en haut. On a commencé la descente alors que la nuit venait de tomber, petit à petit la pleine lune s'est levée, et c'était juste magique. Au bout de quelques heures on a croisé un Ranger qui voulait nous faire payer une amende assez élevée, car il est en fait interdit de camper dans le Grand Canyon. En effet, les Rangers en avaient marre de remonter en hélico des touristes un peu trop présomptueux, et avaient finalement plus ou moins verrouillé le coin. On a négocié, leur expliquant qu'on était pas des rigolos (hum...) et qu'on remonterait sans problème par nos propres moyens, qu'on avait prévu le coup (eau, nourriture,...) et que y'avait pas de souci. Finalement, on a pu passer, et arrivés tout en bas, on a bivouaqué un moment, histoire de manger un bout et de profiter de l'instant. Et puis on a commencé à remonter, par un chemin plus long que celui de la descente. Vers 4-5 heures du matin, on s'est arrêtés pour dormir. On s'est tous "installés" à quelques mètres du chemin principal (on craignait pas grand-chose) et on a dormi quelques heures à même la caillasse, sous la lune, avant de repartir de plus belle. On était un peu nazes en arrivant à destination, mais si c'était à refaire... je le referais cent fois sans hésiter.   :)

Pour la 7, ça s'est en fait passé pendant le même voyage. Un soir qu'on s'était paumés (on avait loupé la sortie de l'autoroute et on savait pas trop où on allait), on a décidé de prendre la première sortie et de trouver un endroit quelconque pour passer la nuit. C'était un peu la cambrousse américaine, mais bon, fallait bien qu'on dorme. On a finalement trouvé une sorte de petit chemin de terre qui menait à... pas grand-chose. Une sorte de grand terrain, un bâtiment à une cinquantaine de mètres qui ressemblait à une grange, le tout à peine éclairé (il faisait bien nuit), on était tellement crevés qu'on s'est dit que ça nous irait bien. On a arrêté les vans, et on a commencé à sortir le matériel pour installer le campement. Deux filles du groupe qui avaient un besoin physiologique pressant se sont eclipsées derrière la grange (autant c'est rigolo, les filles vont toujours aux toilettes à deux... autant là vu la situation je les comprends). Et deux minutes plus tard, un mec sort de la nuit, venant du chemin de terre, un flingue à la main, et commence à nous gueuler dessus en nous braquant un peu quand même. En gros il nous expliquait (de façon fort charmante et hospitalière) qu'on était chez lui et qu'on avait intérêt à déguerpir et plus vite que ça si on voulait pas des soucis qui risquaient d'être douloureux voire mortels. Je sais pas s'il avait les jetons de voir tous ces jeunes débarquer chez lui, s'il était bourré (on aurait pas dit) ou si c'était juste un redneck dans toute sa splendeur, toujours est-il que nos animateurs avaient le plus grand mal à le calmer. Les choses ont failli s'envenimer quand les deux filles sont revenues de derrière la grange, et que le gentil monsieur s'est mis à brailler de plus belle. En plus de ça, il faisait une chaleur comme j'en ai très rarement vécu. Pas la chaleur pesante et lourde du soleil qui tape (il faisait nuit), mais un vent assez fort et porteur d'une chaleur incroyable. Un peu comme si on était dans une piscine à 40°C. Idéal pour échauffer un peu plus les esprits. Bref, pas très rassurés (avec le recul j'imagine bien le stress des anims sur le moment), on a tout vite rangé dans les vans et on est repartis sans demander notre reste. Après quelques kilomètres de route, on s'est arrêtés sur le parking d'une aire d'autoroute, et on a dormi là, à la belle étoile. Et si on fait abstraction des coyotes facétieux, on a passé une super nuit. Cette soirée était surréaliste...   :D

Enfin, pour la 9, ben j'ai tout dit... C'était en 1995, cette fois, toujours pendant les vacances d'été, toujours trois semaines, toujours en colo, mais cette fois sur l'île de la Réunion (merci maman et son super comité d'entreprise   :D ). Trois semaines complètement différentes, avec trekking (et pas à moitié) dans le centre de l'île la première semaine, larvage sur la plage la deuxième semaine, et balade autour des volcans la troisième (en résumant beaucoup). Et donc, au programme de notre première semaine, il y avait le lever du soleil au sommet du Piton des Neiges. La montée en pleine nuit avec les petites lampes de poche, sur un terrain très caillouteux, c'était assez folklo. Malheureusement, les nuages ont un peu gâché le spectacle. Ceci dit ça reste une expérience (non seulement la grimpette, mais tout le reste) inoubliable, et ça, c'est comme pour le Grand Canyon, je resigne quand vous voulez. Sauf que cette fois c'est pas moi qui porte les ananas. C'est lourd, des ananas. Si si, je vous assure, quand vous avez déjà un énorme sac à dos sur les épaules et que vous faites plus de 1000 mètres de dénivellé dans la journée, c'est lourd, des ananas. Surtout quand il y en a pour tout le monde. Et que vous n'aimez pas ça.   :p

 

Voilà voilà, ahhh, une petite replongée dans les souvenirs, et pas les pires, c'est toujours sympa. Bon, plus que 7 affirmations... A très bientôt pour la suite !   ^^

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Publié dans De tout et de rien

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G
Raté, pas la 7, pourtant aime bien ce chiffre môa, dommage….. alors peut-être la 5….  "j'ai joué 17 heures d'affilée, sans rien faire d'autre" …. Mouais, menteur va !!!  et le pipi, et le popo ?? hein ????
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T
Juste pour mémoire, tu pourrais rappeler les affirmations au cours des prochaines révélations (parce que là c'est parfois difficile de faire le rapprochement ! ;)) ?
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S
Oki, j'avais mis le lien vers l'article d'origine, mais tu as raison, ça sera plus pratique comme ça.   :)
J
Je l'ai fait aussi le piton des neiges avec la montée principale de jour, la nuit au refuge et la fin de la montée du nuit pour assister au lever du soleil. C'est vrai que c'est excellent.<br /> Mais j'avoue que mon plus gros souvenir de la réunion, c'était le volcan qui était en éruption... On l'a survolé dans un coucou de 4 places puis on est allé le voir de nuit (du sommet d'en face) et c'était super impressionnant : les trainées de lave et surtout le bruit que ça fait.
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S
Ah, nous quand on est passés le volcan faisait dodo. Mais ça restait très sympa, avec un paysage lunaire, un peu d'un autre monde...Sinon j'aurais pensé que ton plus gros souvenir de la réunion c'était le moment où la secrétaire a renversé du café sur son tailleur... Qu'est-ce qu'on a pu rire...   XD
A
Je pense que c'était un redneck  :p<br /> Enfin sur le coup il vous a vu arriver en force, il s'est ptêt méfié.... lol
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S
Un redneck qui voit des jeunes, forcément, il se méfie. C'est un peu comme les étrangers, les jeunes... En plus là c'était des jeunes étrangers, à mon avis il avait la gâchette qui le démangeait.   :p