Quoi ça ?
Jeudi, vendredi, samedi, dimanche... Dans quatre jours, à peine, je m'envole pour un mois à l'autre bout de la planète. Et je ne réalise pas du tout.
Peut-être parce que les valises ne sont pas encore faites, peut-être parce que la vie n'a pas changé ces derniers jours, peut-être tout simplement parce que je ne suis pas du genre à anticiper mais plutôt à voir venir au jour le jour.
Malgré ça, quand je fais l'effort d'y penser un minimum, je réalise à quel point c'est énorme. Partir un mois aux Etats-Unis pour bosser dans un vrai labo de recherche d'une vraie université américaine (et pas des moindres) avec des vrais chercheurs qui vont vraiment parler une autre langue, ça n'est pas donné à tout le monde, surtout en première année de Master. Mais surtout, je me prépare au choc culturel. La langue va en faire partie, bien sûr, mais il n'y aura pas que ça. Outre le fait que je vivrai pendant un mois ailleurs que dans mon petit nid douillet (et si je dis que ça n'est pas un traumatisme, les personnes qui croient vraiment me connaître ne me croiront pas, mais tant pis), c'est surtout le changement de repères qui m'impressionne le plus. Pas les mêmes lieux, pas les mêmes personnes, pas la même langue, soit. Mais pas la même façon de se saluer, pas les mêmes magasins, pas les mêmes marques, pas la même nourriture, pas le même humour, pas les mêmes références... pas la même culture, quoi.
Et quand j'y pense, donc, j'ai hâte. Il y a quelques années j'ai eu l'occasion de faire pas mal de voyages grâce au CE de ma môman, et j'ai toujours adoré. Il est des paysages, des personnes, des situations, j'irai même jusqu'à dire des aventures, que je n'oublierai jamais. Mes voyages ont toujours été une expérience incroyable, différente à chaque fois, mais enrichissante toujours. Peut-être parce que j'aime cette idée de rupture totale avec mon environnement quotidien, et surtout le défi personnel qu'est l'adaptation à ce nouvel environnement.
Une fois de plus, les gens qui croient me connaître vont dire que je mens, que je suis sous l'influence de substances illicites (enfin non parce qu'ils me connaissent), ou juste que j'affabule. Parce que je suis casanier, c'est un fait. Parce qu'il faut vraiment me foutre un bon coup de pied au cul pour me faire bouger de mon petit chez-moi plus de 5 minutes. Parce que j'ai toujours dit que, si possible, j'aimerais rester sur Lyon plus tard quand je serai grand.
Mais une fois que je suis motivé, que je sais que je vais partir, que l'envie est là, alors je profite au maximum de chaque minute de mon voyage. A ma façon, peut-être, car chacun voit les choses différement, mais j'essaie d'en retirer plein de bonnes choses pour moi.
Et puis il y a bouger et bouger. Partir un mois en vacances, ou monter à Paris pour bosser pendant trois ans, ça n'est pas tout à fait la même chose. Là, c'est un peu entre les deux, je pars un mois, pour bosser certes, mais je le prends aussi comme une expérience non pas de vacances, mais de... comment dire... de découverte, aussi bien sur le plan "professionnel" que sur le plan ludique ou même personnel.
Bref, pour l'instant, je ne réalise pas encore. Je suis encore là, et bien là, pour les trois jours à venir.
Mais une fois arrivé sur place, je serai loin, là-bas, uniquement et entièrement.
Ceci dit, avec mon blogounet, la distance risque de ne pas être si grande que ça... ^^