On nous prend pour des quiches

Publié le par SebO

Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé d'une affiche vue dans les couloirs du métro. Non pas qu'il n'y ait plus d'affiche, ou que je ne prenne plus le métro, mais simplement il n'y avait rien de très intéressant. Enfin si il y a la fameuse affiche de Virgin mais impossible de mettre la main dessus (un jour j'y arriverai, j'ai bon espoir, ça fait longtemps que j'ai pas mis de fille à poil sur mon blog).

Mais là, depuis quelques jours, une affiche interpelle mon regard à chaque fois que je descends dans le métro. C'est normal, me direz-vous, c'est le genre d'affiche faite exprès pour interpeller les regards (un peu comme l'affiche de Virgin d'ailleurs). Cette affiche est celle de l'émission Sans interdit de la radio NRJ, et le slogan présent sur l'affiche (que j'ai pour ma part réduite à son strict minimum nécessaire à mon commentaire) est, à la façon des paquets de cigarettes : L'écoute prolongée de l'émission Sans interdit peut entraîner des comportements anormaux.

 

 

Alors, que voyons-nous sur cette affiche ? Et que veut-on que nous voyions, car c'est surtout ça la question ? Essayons d'avoir une approche purement scientifique.

 

Tout d'abord, il y a visiblement deux personnes présentes sur cette photo. Ou alors une seule personne coupée en morceaux. Restons sur l'hypothèse des deux personnes. Le sexe de ces deux personnes (je parle de leur appartenance à la gent masculine ou féminine, et bien sûr non pas de leurs organes génitaux, dont on n'aperçoit absolument rien) est inconnu, ceci dit certains éléments nous prêtent à penser qu'on veut nous faire passer un message à ce propos. En effet, la personne dont on voit les pieds est soit un jeune homme aux jambes galbées et parfaitement épilées, soit une jeune femme aux jambes galbées et parfaitement épilées, or on prêtera plutôt ces attributs à cette dernière. De plus, si on observe les pieds, on voit qu'ils sont recouverts d'une matière nylonesque, et le tissu noir que l'on aperçoit au niveau de ses genoux ressemble à s'y méprendre à une jupe ou bien à la partie inférieure d'une robe. A mon avis, on veut plutôt nous faire pencher vers l'hypothèse féminine ici.

L'autre personne, en jean et T-shirt gris pourrait de la même façon être un homme ou une femme, et là aucun indice flagrant ne vient éclairer notre lanterne. En désespoir de cause, basons-nous plutôt sur des connotations cul turelles. Nous sommes apparemment devant ce qu'on appelle communément une partie de jambes en l'air, j'en veux pour preuve les jambes de la supposée demoiselle, qui sont, très clairement, en l'air. Or il s'avère que dans plus de 90% des cas (des statistiques très sérieuses, j'ai le rapport sous les yeux, il fait 584 pages), la personne présente à la place de "T-shirt gris" (on l'appellera comme ça car son nom est inconnu, on aurait pu l'appeler Robert mais ça aurait été beaucoup moins pratique pour le reconnaître à l'image) est un homme.

 

Partis de ce postulat, où allons-nous maintenant ? Il apparaît qu'une partie de jambes en l'air possède une certaine connotation implicite, et il semblerait qu'on veuille nous orienter dans cette direction. Soit. Poursuivons l'analyse dans ce sens avec le peu d'éléments à notre disposition. Alors, la question qui se pose légitimement, c'est : Est-ce que ces deux personnes sont effectivement en plein coït ?

Tout porte à croire que non. Je m'explique.

Premièrement, la tenue vestimentaire de la supposée demoiselle. Comme nous l'avons vu, la matière nylonesque qui recouvre ses pieds et vraisemblablement le reste de ses jambes est soit une paire de bas, soit une paire de collants. Dans le premier cas, pas de souci, dans le deuxième c'est déjà plus problématique. L'angle des jambes, d'environ 48°, interdit tout baissage de collants trop prononcé. Et qui dit collants pas baissés, dit coït impossible (le facteur "On s'en fout des vêtements on déchire tout" est à prendre en compte, mais n'oublions pas que le cadre de la scène est une laverie, ce qui implique un certain respect des vêtements de la part des protagonistes. C'est scientifique). De plus, le bas de ce qui sert de robe ou de jupe à la supposée demoiselle est au niveau de ses genoux. Les analyses de plusieurs éléments cinématographiques montrent que généralement, au contraire des collants qui sont baissés, la jupe est relevée (oui je sais c'est un peu compliqué tout ça) dans ce genre de situation, ce qui n'est pas le cas ici. Conclusion : la demoiselle n'est pas dans les meilleures conditions vestimentaires existantes pour réaliser l'action supposée.

 

Quant à T-shirt gris (bon, d'accord, Robert si vous préférez), bien qu'on voie que sa ceinture n'est pas serrée au maximum, son jean semble encore bien en place. Bien sûr, on peut imaginer des boutons complètements défaits ou une braguette ouverte, mais ça n'est quand même pas la configuration idéale (surtout dans le cas de la braguette, ou les risques d'abrasion de l'appendice caudal sont assez importants).

Argument final mais incontournable, le préservatif se trouve dans la poche arrière du jean de Robert, alors que chacun sait qu'en cas de coït avéré, il devrait être ailleurs.

 

Il apparaît donc clairement au vu des faits exposés qu'il ne se passe pas ici ce qu'on voudrait nous faire croire qu'il se passe. Il ne faut jamais se fier aux apparences, et toujours user de raison et de bon sens pour analyser les informations. L'explication la plus probable du pourquoi et du comment de cette scène, c'est que ces deux personnes ont eu chacune pour Noël un Rubik's Cube phosphorescent et que, pressés de l'essayer, ils se sont rendus à la laverie en bas de chez eux pour trouver un endroit sombre où essayer leur cadeau dans les meilleures conditions possibles. On peut donc imaginer qu'ils ont tenu leur Rubik's Cube pendant 5 minutes près d'une source de lumière (une néon de la laverie, sans doute), avant de se jeter dans la machine. Et lorsque la photo a été prise, ils étaient en train de jouer à celui qui finirait son Rubik's Cube avant l'autre.

Là, vous allez me dire : "Oui enfin quand même c'est pas très normal ils auraient pu faire ça chez eux en fermant les volets ou en se mettant dans un cagibi !". Ah ah, bien sûr, mais ça serait oublier le slogan de l'émission d'NRJ : L'écoute prolongée de l'émission Sans interdit peut entraîner des comportements anormaux.

On ne nous avait pas complètement menti...

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Publié dans De tout et de rien

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G
Ca y est je l'ai trouvée ton affiche, pas top top pr bien voir mais c'est mieux que rien : http://magaliturquin.hautetfort.com/archive/2006/10/21/virgin-ale.html<br /> et non, ne me remercies pas !!!!
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S
Hé hé, c'est gentil, je suis touché par l'effort, mais je l'ai trouvée, toute grande toute belle, hier soir. Je vous la fais passer un de ces 4 mais pas tout de suite derrière le coup de la machine à laver quand même...
G
Oh fait elle represente quoi ton affiche Virgin ??
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S
Une fille toute nute avec un sac Virgin. Mais t'embête pas je l'ai trouvée (yé souis trop fort !   :D ).
T
c'est peut-être juste que la présumée fille n'a pas pris de douche ou de bain depuis 3 mois et qu'il faut donc, dans ce cas extreme avoir des mesures extremes pour lui enlever la couche de crasse qu'elle doit avoir (ça explique aussi peut-être pourquoi le collan n'a pu être baissé).
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S
J'ai envie de dire "Ohhhhh..." d'un air dégoûté là quand-même...
A
T'as pété un câble en fait sur cet article.... :D
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S
Bonjour qui êtes-vous ?Je ne vois pas de quoi vous voulez parler...
G
Je rectifie "Où alors T-shirt gris (bon, d'accord, Robert) essaye de faire rentrer sa poupée gonflable sans l'avoir dégonflée dans la machine à laver…. Tout simplement…. Ah ces scientifiques pourquoi faire simple qd on peut faire compliqué !!!
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S
Hmmm, pas bête...Mais la poupée gonflable a l'air super réaliste...Et pourquoi ne pas la dégonfler avant ? Ah mais oui, les comportements anormaux ! Ca se tient !   :D