Bisounours, moi ? Bon, ok...

Publié le par SebO

Lectorat fidèle et adoré, me voici sur le point de t'ouvrir mon coeur. Pas littéralement, bien sûr, ça risquerait de tacher le clavier sans parler de mes fringues, mais tu auras compris que je parlais au sens figuré. Je compte donc sur toi, oui, toi, lectorat fidèle et adoré, pour ne pas ricaner bêtement en lisant ces quelques lignes. Mais si, je sais que tu en es capable.

 

Il y a deux jours, je m'baladais, sur l'avenue, le coeur ouvert à l'inconnu... euh non, c'est pas ça.
Il y a deux jours, donc, je jouais à WoW. Jusque-là rien de transcendant, me direz-vous, et vous aurez bien raison. J'étais en pleine séance de farm avec mon adorable Mage Gnome à couettes roses, et j'avais coupé la musique et le son du jeu pour écouter ma super playlist Winamp. Cette magnifique playlist a maintes fois changé et évolué ces dernières années, avec des ajouts du moment et des disparitions dans le néant des chansons oubliées, comme toute bonne playlist bordelique qui se respecte. Mais dernièrement, j'ai décidé de redonner leur chance à ces chansons tombées dans l'oubli et j'ai donc rechargé tous les Mp3 que j'avais sur mon disque dur, soit un total de 551 pistes, ce qui n'est pas énorme par rapport à certains, mais reste conséquent.

Et donc, depuis quelques semaines, de temps en temps j'écoute ma super playlist, virant au fur et à mesure les chansons et musiques qui sont décidemment trop pourries. Or, dans cette playlist, à côté de Brassens, Queen, Clapton, Offspring, Enya, Michael Jackson, Dead Can Dance et j'en passe (forcément, 551 pistes...), il y a quelques albums de Lynda Lemay.

On peut penser ce qu'on veut de cette chanteuse québecquoise (tous les goûts sont dans la nature, n'est-ce pas), mais moi en tout cas j'aime beaucoup, certaines chansons sont très drôles, d'autres très tristes, mais la plupart sont porteuses d'émotion, et n'est-ce pas ce qu'on recherche dans la musique ? Je suis même allé la voir en concert à Lyon il y a quelques années à l'occasion de la sortie de l'album Les lettres rouges et j'en garde un bon souvenir. Bref, Lynda Lemay dans ma playlist, donc, avec des chansons que j'ai toutes entendues 10 fois, 20 fois, certaines que je connais même presque par coeur.

Et j'étais là, donc, il y a deux jours, à farmer avec ma Gnomette à couettes (il faut savoir que le farm, dans WoW, c'est tuer des vilains monstres en boucle pour récupérer plein d'objets sur eux, pour revendre ces objets et se faire plein de sous pour acheter plein de trucs trop bien. En gros, ça ne demande pas une énorme attention, on se met à un endroit et on explose tout ce qui remue le petit orteil (dans le cas où le monstre a des orteils), et au final, au bout de quelques dizaines de minutes, ça devient presque automatique), quand a commencé une chanson de Lynda Lemay.

C'était une chanson que j'avais donc déjà entendue plein de fois, mais sans véritablement jamais y prêter attention. Elle fait partie de l'album Le secret des oiseaux que je connais bien moins que les deux précédents, et du coup vu que souvent je fais autre chose en écoutant la musique, je ne fais pas forcément attention aux paroles.

 

Mais là, cette fois, je ne sais pas pourquoi, alors que je balançais des boules de feu à tour de (petits) bras sur des blobs informes au fond d'une caverne, j'ai écouté cette chanson. J'étais comme captivé. Je continuais à jouer mais j'étais passé en mode automatique, je ne réfléchissais plus à ce que je faisais, je n'étais plus dans ma caverne humide et sombre, j'étais perdu dans la voix de Lynda qui me racontait cette histoire si terrible et pourtant si banale. Au fur et à mesure que les minutes passaient (la chanson en question dure quand même presque 7 minutes), l'émotion m'envahissait et... j'ai pleuré. Je n'ai pas éclaté en sanglots, non, simplement, mes mains continuaient à jouer alors que j'étais ailleurs, loin, et qu'une ou deux larmes coulaient sur mes joues. Pas vraiment triste, juste ému. Touché. Comme on peut l'être quand on rentre dans l'univers d'un film émouvant ou qui vous touche particulièrement (je ne vous parlerai pas de mon état à la sortie de mon premier visionnage de Big Fish).

Et puis la chanson s'est finie, je suis revenu sur Terre, et je me suis dit que c'était classe, la vie, quand même, quand on peut être touché par une chanson à ce point alors qu'on était en train de faire complètement autre chose une minute plus tôt.

Et du coup, je me suis dit que ça serait quand même sympa de vous faire partager la chanson en question. Certains (beaucoup ?) d'entre vous doivent déjà la connaître, mais pour les autres je vous engage à prendre quelques minutes au calme, et à ne pas juste entendre mais écouter. Je ne vous demande pas de réaction particulière, j'ai remarqué qu'il était toujours assez difficile de faire partager ce genre d'expérience, particulièrement par une chanson (on ressent tous les choses différemment, en fonction de notre expérience, de notre caractère, de notre état du moment et de l'heure de la journée), mais voilà, je vous propose ça, à vous d'en faire ce que bon vous semblera. N'en attendez pas trop non plus, il y a des chansons plus belles, il y a des chansons plus émouvantes, mais c'est dans celle-ci que je suis parti il y a deux jours.

 

Cette chanson, c'est De tes rêves à mes rêves.

(Edit du 2/12 : j'ai enlevé le lien pour des soucis de légalité douteuse, parce que diffuser un Mp3 sans l'autorisation de l'auteur, c'est mal. Je mets donc à la place le lien vers le site officiel où vous pourrez écouter simplement le tout début de la chanson. Je suis désolé, du coup mon article n'a plus trop de raison d'être mais... voilà. Je vais essayer de demander la permission à Lynda, on sait jamais.   :p )

 

    

**********

 

 

Et puisqu'on est aux portes de BisounoursLand, tant qu'à faire, voici en cadeau-bonus une petite vidéo sympa que j'ai trouvé au hasard de mes déambulations internautiques. Encore une chanson, et d'amour qui plus est, mais celle-ci est un peu plus ancienne, et joliment illustrée par son auteur, Louis Clichy (auteur de la vidéo, hein, pas de la chanson, comme vous allez très vite le constater).

 

 

Voilà, je vous aime tous !   :D

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Publié dans De tout et de rien

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A
Pour ceux que ça intéresse, voici le clip filmé de la chanson, à l'époque, avec les deux artistes en chair et en os : Edith Piaf et Théo Sarapo, son amant :<br /> http://www.youtube.com/watch?v=m1JDKLHoX3E&mode=related&search=
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M
Oh moi c'est la video qui m'a tiré des larmes, c'est trop mignon, en plus j'adore Piaf (pour la peine, comme Cro déteste, je lui ai mise à fond, il s'est vengé avec un truc plein de bruit (du métal je crois qu'on appelle ça ;-)) et comme ses enceintes d'ordi sont plus puissantes, il a gagné)<br /> <br /> Bref, pour en revenir à Lynda Lemay, je possède tous ses albums (normal vont dire certains, je suis une fille), et quasi une chanson sur deux m'a fait pleurer à un moment ou à un autre. Cette fille est GRANDE.
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S
Hey ho ça veut dire quoi ça, "normal je suis une fille" ? Sachant que j'en ai plusieurs moi-même, des albums, je dois le prendre comment ?   >
J
pédé
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S
Alors toi tu mets un commentaire tous les trois mois et c'est pour mettre ça ?!? J'espère que t'es pas fier de toi... en tout cas moi je suis pas fier de toi...   :/J'espère bien que t'es en train de chialer de honte tiens !
A
Chauve.
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S
On dit "personne à la pilarité céphalique contrariée". Et c'est une accusation injustifiée.   :p
I
c'est quoi un grokon? une espèce norvégienne à poil en voie de disparition?<br /> <br /> Je viens de comprendre!<br /> Bon Seb, je te prie de l'excuser! <br /> Agent F, c'est pas joli tout ça! grrrrrrrr
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S
Heureusement qu'il y a des personnes bien ici, parce qu'entre ceux qui parlent de mes poils et ceux qui me traitent de tapette ou de grokon, des fois je me dis que les gens m'en veulent.   :p