Don't speak English ? Too bad...

Publié le par SebO

Ca fait plusieurs mois que l'idée de cet article me trotte dans la tête ('tain la classe, vous imaginez quand même que si j'ai la possibilité de dire ça, c'est que ça fait plus de plusieurs mois que j'ai commencé mon blog. Enfin, ça fait aussi plusieurs mois, mais un "plusieurs" plus grand que le premier "plusieurs". Vous me suivez ? C'est intéressant d'ailleurs, comment différencier les deux "plusieurs" alors qu'ils n'expriment pas la même valeur ? Hmmm...), bref, ça fait donc un bon moment que je veux parler de ça, et ce qui est super balèze c'est que plus le temps passe et plus j'ai des arguments pour soutenir mon idée. Bon du coup j'aurais peut-être dû attendre encore un peu... tant pis, je me lance.

 

En fait, c'est très simple, c'est juste que, tout comme moi, vous avez dû remarquer que petit à petit, l'anglais (je parle de la langue, pas du monsieur avec un parapluie, une moustache, une tasse de thé et un chapeau melon, hein... Qui a dit "cliché" ?) s'immisce de plus en plus dans notre vie quotidienne, et plus particulièrement dans deux domaines, la publicité et le spectacle.

Je ne parle même pas de l'informatique, c'est un domaine complètement à part où le non-anglophone, d'ailleurs vite traité de noob, se retrouve perdu au milieu des firewalls, des freewares, des drivers, des downloads, des chats (prononcer "tchatss"), des spams (le saviez-vous, ce mot vient d'un sketch des Monty Pythons, j'en parlerai peut-être dans un futur article), des reboots, du Web (ou Net), des hackers, des media players, et j'en passe et des meillers...

Quand je parle du domaine du spectacle, je pense en particulier au cinéma où de plus en plus de films américains ou anglais gardent leur titre d'origine, voire, dans des cas extrêmes (et un peu ridicules) se voient attribuer un autre titre anglophone, comme le film de 1998 Sexcrimes qui s'appelait à la base Wild things. Si on regarde ne serait-ce que les films de ces derniers temps, on trouve des films Hard Candy ou She's the man, et si on creuse un peu plus loin on croule sous les exemples, de Big Fish à Eternal Sunshine of the Spotless Mind, en passant pas Fast and furious. Les séries ne sont pas en reste avec les excellentes Desperate Housewives, Prison Break ou encore Grey's Anatomy. C'est devenu tellement courant et anodin que plus personne n'y fait attention. Enfin, plus personne...

Parce qu'en fait, à chaque fois que je me fais ce genre de réflexion, je pense aux gens pour qui l'anglais est un monde étrange peuplé de mots ne signifiant absolument rien. Et en particulier, je pense à mon père, qui ne connaît pas un mot d'anglais (bon, si ok, peut-être un, voire deux) et qui, dans sa grande sagesse, quand je lui faisais écouter il y a quelques années une chanson en anglais que j'aimais bien, me disait "C'est vrai que la musique est sympa, mais pour les paroles je comprends rien, si ça se trouve il m'insulte là...". Papa, si tu m'écoutes (geste à la Michel Drucker).   :D

Et voilà que la publicité s'en mêle. Si le "Just Do It" de Nike est rentré dans les moeurs, la marque a fait des émules puisqu'on peut voir de plus en plus de slogans en anglais, que ce soit sur les affiches ou à la télévision. Récemment, par exemple, Opel et son "Come on !". Mais là où on bat tous les records, c'est avec Nespresso et sa pub complètement en anglais. Vous savez, celle avec George Clooney et les deux femmes qui discutent. Bien sûr, il y a les sous-titres, mais vous réalisez quand même qu'on en arrive, en France, à avoir des pubs où les gens parlent en anglais. C'est balèze...

 

Alors attention, que mon propos ne soit pas mal interprété. Je suis le premier à promouvoir l'ouverture vers cette langue devenue moyen de communication universel. J'adore lire en anglais, voir les films ou les séries américaines en version originale, étant dans une fac scientifique je suis complètement conscient que grâce à l'usage de l'anglais les chercheurs de tous les pays peuvent mettre leurs découvertes en commun et les discuter. Depuis très jeune, j'aime l'anglais. Et ça n'est pas moi que cette lente évolution vers l'anglicisation à outrance va déranger, en soi. Je comprends ces titres, ces slogans, ou même ces dialogues. Mais à chaque fois que je vois ça, j'ai une pensée émue pour tous ces gens qui ne sont pas dans mon cas, loin de là. Alors certes, à terme il y en aura de moins en moins, la plupart des jeunes étant maintenant baignés dans l'anglais très tôt. Ca concerne surtout l'"ancienne génération", c'est vrai. Mais bon, en attendant, ils sont toujours là... Et ils comprennent rien, les pauvres...   :)

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Publié dans De tout et de rien

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Commenter cet article
J
L'anglais? Où ça? Bon allez, je retourne faire un business plan et un gap analysis puis j'enchaine avec un meeting de management. En marketing, on parle français mon bon monsieur ;0)
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S
Je vois ça...Après tout, c'est simplement une projection d'affaires, une analyse des... euh... espaces/trous/manques (mais qu'est-ce que c'est ?), et une réunion de gestion. Bande de show-offs !   :p
N
ouaaiis, anglicistes en force!
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S
lolElle est où ta pancarte "I love english" ?   ^^