Coupure inopportune
Avant-hier soir, nous étions mercredi soir. Le jour de l'article sur le foot, vous voyez de quoi je parle ?
A 20h10, ce soir-là, je suis descendu faire quelques courses. Dix minutes plus tard, il y avait une coupure générale d'électricité dans tout l'immeuble. Du coup, quand je suis revenu, vers 20h30, l'ascenseur ne marchait plus, forcément. Huit étages à pied avec les sacs des courses, c'est bien, ça m'a fait faire mon sport de la semaine. Une fois les courses rangées, j'ai pu faire le tour du propriétaire pour voir l'étendue des dégâts. La conclusion est effrayante.
Plus d'électricité dans l'immeuble, donc plus d'ascenseur, certes, mais aussi plus d'interphone, plus de sonnette, et plus de lumière dans les couloirs. Heureusement, on est en été et le soleil se couche tard. Bien entendu, plus de connexion internet, non pas à cause d'un problème de ligne téléphonique, mais tout simplement parce que les PC ne marchent plus. Donc pas de mise à jour du blog, pas de surf sur le net, pas de MSN, pas de WoW, pas de DivX, pas de Mp3. Pas de musique du tout, de toutes façons la chaîne Hi-Fi ne marche plus. Pas de console non plus, bien sûr, ni de DVD. On voudrait regarder une émission pourrie à la télé qu'on pourrait même pas, cette dernière ne marchant pas. D'ailleurs, à 21h, l'électricité n'étant toujours pas revenue, j'imagine aisément l'état de panique des supporters de l'immeuble qui ont dû foncer chez les amis ou la famille pour ne pas louper le début du match.
Tous les réveils et les affichages d'heure digitaux étaient éteints. Sans horloge murale à pile ni montre, heureusement que les téléphones portables étaient là. Ils marchaient, mais heureusement qu'il restait de la batterie, car impossible de les recharger, bien sûr. Le téléphone fixe, lui, qui est sans fil et nécessite une base alimentée au 220V, ne marchait plus du tout.
Parmi mes courses, j'avais des choses à mettre au frigo, et d'autres à mettre au congélateur. Qui bien sûr ne marchaient plus. Et un congélateur qui ne fait plus de froid, quand il fait 40°C à l'ombre, c'est assez moyennement rigolo.
La temps passant, la lumière déclinant peu à peu, il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire que d'attendre en croisant les doigts pour que tous les techniciens EDF ne soient pas chez eux en train de regarder le foot. Finalement, l'électricité à été rétablie un peu avant 22h. La coupure aura duré 1h30. Rien de catastrophique pour le contenu du congélateur, et les bougies sont restées dans leur carton.
Tout ça pour dire à quel point nous sommes devenus complètement dépendants de la fée électricité. Lire un bouquin à la bougie, ça a son charme, mais vivre sans courant nous est devenu complètement impossible. Et là je n'ai fait un compte-rendu qu'à l'échelle de l'immeuble, mais il y a quelques mois, une coupure de 3 heures a eu lieu vers 21-22h, et ce dans tout le quartier. Les réverbères étaient tous éteints, et les feux de circulation ne marchaient plus non plus, ce qui est avouons-le loin d'être le meilleur moyen pour éviter des accidents. Tout était plongé dans le noir, l'atmosphère était surréaliste...
Alors, que se passerait-il, si, à l'instar des événements décrits dans le livre Ravage, de Barjavel, l'électricité venait à disparaître subitement ? Ok, c'est de la science-fiction, qui par définition extrapole, et n'est donc pas le réel, mais si jamais... Réfléchissez-y deux secondes. Pas plus, parce qu'après ça fout les jetons. Et l'homme est ainsi fait que les trucs qui font peur, on aime pas trop y penser, généralement...