Administration mon amour

Publié le par SebO

Boarf, je sais que ce sujet est loin d'être original, mais il a au moins le mérite d'être universel. Enfin peut-être pas universel, il paraît que dans d'autres pays c'est pas pareil (implicitement, c'est mieux). Mais je pense que tous, nous avons dû à un moment ou à un autre de notre existence affronter l'Hydre de l'Administration Française (avec les majuscules je vous prie). Et vu que ma dernière expérience dans ce domaine date de cette semaine, je ne peux pas résister au plaisir (...) de vous faire partager cette magnifique (...) aventure.

 

Déjà, petite introduction, vendredi dernier, locaux administratifs du CROUS de Lyon (pour ceux qui ne connaissent pas c'est les gentils gens qui donnent des sous aux gentils étudiants fauchés. On va pas se plaindre quoi non plus mais...). Ayant rendez-vous à 12h20 dans le centre de Lyon pour manger avec des gens je me suis dit "Attention, on va s'y prendre un peu à l'avance, j'ai juste un papier à passer prendre mais on sait jamais, une chute dans une faille spatio-temporelle est si vite arrivée", et du coup je m'y suis rendu pour 11h15. J'arrive, je vois une douzaine de personnes en train d'attendre. Je prends mon ticket, comme pour le traiteur chez Auchan, et je tire le 158. L'affichage était sur 143. Je vais donc prendre une chaise... enfin plutôt poser mes fesses dessus. Et j'attends.

Mais le détail qui m'a semblé étrange en entrant, c'est que derrière les guichets (disposés en cercle au centre de la pièce, les gens attendant tout autour), il n'y avait personne. En fait, tout le monde était assis, attendant sagement je-ne-sais-quoi, personne n'était en train de se faire servir ses tranches de rosette et son ragoût de tripes (ah non zut faut que j'arrête avec cette analogie bidon). Je commence à me poser sérieusement des questions quant au fonctionnement de cette file d'attente quand au bout d'une dizaine de minutes surgissent de derrière une porte deux femmes, la première commentant l'état des locaux et la deuxième la suivant. Jetant un regard circulaire autour d'elle, la première nous lance un "Je ne vous oublie pas hein". Puis elles traversent la salle, disparaissent derrière une autre porte proche de moi, et j'entends la première femme présenter la seconde à ses collègues :

"Oui, c'est madame Machintruc, la responsable de l'agence Bidule. Elle est venue nous rendre une petite visite.

- Oh c'est pas vrai ? Enchantée !

- Enchantée

- Blablabla. Faudra qu'on mange ensemble un de ces quatre. Blablabla

- Blablabla blablabla..."

 

Pas besoin de vous décrire la tête des gens qui attendaient depuis plusieurs dizaines de minutes dans la salle, je pense que vous imaginez assez bien le tableau.

Bon, une fois que la gentille dame a repris son poste, je dois avouer que c'est allé assez vite. Entre ceux qui s'étaient découragés (tu m'étonnes) et qui étaient partis, et mon voisin sympa qui me file son ticket qui me fait gagner trois places parce qu'en fait lui il a rendez-vous il a pas besoin de ticket, j'ai pu arriver à mon rendez-vous à temps.

 

Second acte : le secrétariat de la fac.

Je devais maintenant apporter le papier en question et en chercher d'autres au secrétariat des Licences scientifiques de ma fac. Prévoyant (et bon vivant), j'appelle le secrétariat général de la fac lundi matin et je demande les horaires de mon secrétariat en particulier (j'ai bien précisé hein). La gentille dame me dit que ça ferme à 17h. A mon avis soit elle a voulu me faire une bonne blague, soit elle parlait pas français, soit elle en avait absolument rien à foutre. Toujours est-il que je me pointe devant mon secrétariat à 16h20, pour trouver porte close. J'adore faire 40 minutes de trajet dans le vent. Un peu énervé, je frappe quand même, et là un des employés du secrétariat (je l'avais déjà vu) sort par une porte un peu plus loin dans le couloir. Je lui saute dessus, lui explique qu'on m'a dit 17h, que j'ai juste un papier à poser et un autre tout prêt à récupérer, il me demande seulement qui j'ai appellé et m'explique qu'il y a eu une erreur. Bon, ok, je suis vraiment venu pour rien, ce monsieur n'est pas disposé à m'aider. Je note bien les horaires affichés sur la porte cette fois (9h30 -12h, 13h-16h, fermé le lundi matin et le vendredi après-midi, ce qui fait quand même une semaine de 22h de travail, je pense que c'est pas mal), et je me jure que la prochaine fois, je les aurai !

Résultat je décide de revenir le jeudi après-midi. Bien entendu, c'est le seul jour de la semaine où il pleut... il a pas arrêté de pleuvoir, un peu, beaucoup, pas du tout, puis c'est reparti... Je me prépare pour partir, il pleuvait un tout petit peu. Je descends, il ne pleuvait plus. Je sors du métro, il pleuvait. Je cours jusqu'au secrétariat. J'ai enfin eu ce que je voulais, en remarquant au passage que le gentil monsieur du lundi était sur un site de comparaison des prix des fours encastrables. Je le comprends, c'est dur d'être débordé. Je ressors, je prends le tram, le métro. Je sors du métro... et là c'était le déluge. Je me suis tapé un 400 mètres sous la pluie, j'ai fait mon sport de la semaine. Non pas que je craigne la pluie (au contraire c'est assez jouissif de courir sous la pluie printanière), mais les papiers dans mon sac n'étaient pas du même avis.

 

Enfin voilà, j'ai enfin tous mes papiers. Et encore j'ai eu de la chance on m'a pas baladé de service en service ou de bureau en bureau, je pense que je peux m'estimer heureux. Mais après on se demande pourquoi plein de gens (dont moi le premier) rechignent à s'occuper des papiers administratifs... on n'est pas aidés quand même hein...

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Publié dans De tout et de rien

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A
Je te laisse imaginer ma tête quand ça m'est arrivé, et que le versement des 1900 euros d'aide au voyage dépendait entièrement de gens comme ça.... :D<br /> <br /> *compatis* <br />
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