Dancing Queen
On parle souvent de septième art, et plus récemment, dans certains milieux, de neuvième art. Mais est-ce que vous avez déjà réfléchi deux secondes à ce que cela implique ? Moi j'avoue pas trop, mais en faisant des recherches pour cet article la question m'a sauté au visage : s'il y a un septième et a fortiori un neuvième art, ça veut dire qu'il existe un premier art, un deuxième art, un troisième art,... enfin bref, vous avez compris l'idée. Je pense que comme moi, qui suis loin d'être un spécialiste dans le domaine, vous vous doutiez vaguement de ce fait sans y prêter plus d'attention. Du coup, le petit jeu du jour, ça va être de deviner quels sont ces neuf arts. Et dans l'ordre s'il vous plaît. :p
Pour les non-initiés, si je demande "Alors, quel est le premier art, hein, allez-y, ah vous faites moins les malins maintenant ?", je ne suis pas sûr d'avoir un très grand nombre de bonnes réponses. Moi, en tout cas, je me serais planté. Comme quoi ça sert de faire un blog, je me coucherai moins bête ce soir.
Bon allez, je ne fais pas durer le suspense plus longtemps, je sais que ça y est, vous n'en pouvez plus, vous voulez tout savoir tout de suite sur la nature des neuf arts et leur ordre. Voilà donc ce que ça donne :
Premier art : l'architecture (ah vous vous y attendiez pas à celle-là pas vrai ?)
Deuxième art : la sculpture
Troisième art : la peinture
Quatrième art : la danse
Cinquième art : la musique
Sixième art : la poésie
Septième art : le cinéma
Huitième art : la télévision (est-ce que Derrick rentre vraiment dans cette catégorie ?)
Neuvième art : la bande dessinée (Yay !)
Bon, c'est bien beau tout ça, mais où veux-je en venir ? En fait à la base je voulais avant tout parler de la danse, qui est donc placée en quatrième position (la pire place, même pas sur le podium).
Autant je peux trouver des peintures magnifiques (même si j'y connais rien), autant une musique peut me transporter loin, autant je peux trouver un poème profond, autant la danse... prrrt, je suis assez hermétique. Je ne parle même pas de la danse contemporaine (l'art contemporain... no comment), où pour moi c'est du grand n'importe quoi ("Oui mais là tu vois le chorégraphe a très bien réussi à faire passer l'image de l'homme qui sort du carcan de la société pour s'élever vers un état éphémère de lucidité intense... - Ah c'est pour ça qu'ils sautent de partout en faisant la gueule et en bougeant les bras dans tous les sens ?"), mais même la danse classique, j'accroche pas. Ca ne m'évoque rien, aucune émotion ne transparaît, ou en tout cas n'arrive à m'atteindre. La danse, j'y comprends rien. Et du coup, j'aime pas ça. C'est assez simpliste, je vous l'accorde, mais c'est comme ça. D'où sans doute mon manque d'intérêt total pour le patinage artistique qui s'apparente beaucoup à la danse (sauf les quadruple lutz piqués, ça c'est classe).
Mais, bien sûr, à toute règle son exception, et si je n'aime pas la danse, j'ai pourtant apprécié un film dont la danse est le sujet central (mais pas que) : Billy Elliot. J'en profite parce que le film passe ce soir sur M6, donc si vous avez l'occasion de regarder et que vous n'avez rien de mieux à faire, n'hésitez pas.

Pour ceux qui ne connaissent pas du tout, c'est l'histoire d'un jeune garçon qui brave les interdits familiaux et sociaux pour vivre sa passion, qui est, je vous le donne en mille, la danse. Ce film m'a sûrement touché aussi par le contexte de l'histoire, le jeu des acteurs, l'ambiance générale, mais une des scènes qui m'avait quand même le plus ému quand je l'avais vue, c'était celle où Billy se lâche complètement et danse tout seul dans le grand bâtiment (un gymnase si je me souviens bien). Et cette scène, elle est classe. Encore plus que les quadruple lutz piqués.
Enfin bref, du coup ce film m'a un peu rassuré. Je ne suis pas complètement perdu pour la danse. Enfin d'ici à ce que je mette un tutu rose... y'a encore du boulot.