La pensée du jour

C'est jamais commode de caser une blague à tiroirs potable... Si c'est juste pour meubler c'est pas la peine.

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Sebolaville :
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Sebolaville : réduire la pollution

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DIVERS
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Des expressions

Mardi 17 janvier 2006

Une nouvelle thématique ce soir (soyons fous soyons jeunes), les expressions populaires. En effet, bien souvent, on utilise ces expressions à tout bout de champ (la preuve) sans plus trop savoir d'où elles viennent voire, pire, ce qu'elles signifient vraiment. J'ai donc décidé d'éclairer votre lanterne (et hop) grâce à cette petite série d'articles.

 

L'expression mal orthographiée du jour est : "Monter sur ses grands cheveux."

Mettons-nous en situation, comme dirait l'autre. Imaginez une personne avec des très très grands cheveux. Pas des cheveux jusqu'au bas du dos, non non, ni même des cheveux jusqu'aux genoux, mais on parle bien là de cheveux qui traînent carrément par terre. Et puis pas que derrière hein, devant pareil. Ouais un peu comme Cousin Machin quoi. Alors c'est vrai que c'est pratique pour nettoyer le sol à la maison, mais c'est pas très propre (enfin le sol si, la mi, mais vous avez compris). Bref, l'idée n'est pas là. Imaginez donc cette personne qui se déplace dans la rue d'une démarche svelte et élégante, quand soudain, inévitablement, elle marche sur ses cheveux. Ca lui fait mal. Un peu agacée, elle reprend sa route, et deux minutes plus tard rebelote, elle remarche sur ses cheveux. Vous l'aurez compris, au bout d'un moment elle s'énerve carrément et commence à crier de façon incohérente sur tous les gens autour, tout ça parce qu'elle est montée sur ses grands cheveux.

 

Et oui, c'est tout.   :p

Par SebO
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Jeudi 19 janvier 2006

L'expression mal orthographiée du jour est : "Manger le chèvre et le chou".

Imaginez-vous à un repas de famille, pour un anniversaire, une fête ou toute autre occasion. Plusieurs de vos oncles et tantes sont là, et chacun a apporté sa contribution au repas en préparant une partie des plats, comme convenu à l'avance. Comme dans toutes les familles, il y a des tensions sous-jacentes entre certains membres, et le repas devient pour certains une sorte de pseudo-compétition à qui fera le plat qui sera le plus apprécié. Vous, diplomate dans l'âme, faites tout pour passer un bon moment et étouffer les querelles intestines (en plus ça fait mal au ventre). C'est pourquoi lorsque vos deux tantes qui s'avèrent être les deux plus âpres compétitrices vous présentent chacune leur plat respectif, l'une une salade de chèvre chaud et l'autre une soupe au chou, vous mangez bien volontiers des deux, avec le même sourire satisfait. Vous avez voulu faire plaisir aux deux parties en présence pour étouffer un éventuel conflit, vous avez donc mangé le chèvre et le chou.

Par SebO
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Dimanche 22 janvier 2006

L'expression mal orthographiée du jour est : "Ranger les pissenlits par la racine"

A chacun son hobby. Certains vont à la pêche, d'autres collectionnent les timbres, les insectes, ou les bouteilles de bière vides, d'autres encore passent des heures dans la forêt à écouter et dessiner des oiseaux (oui je sais ça sert à rien mais c'est comme ça). Imaginons maintenant un lointain aïeul, botaniste à ses heures perdues. Lors de ses longues balades champêtres, il a accumulé des centaines, que dis-je, des milliers d'échantillons de plantes et herbes de toutes sortes qu'il essayait tant bien que mal de trier au fur et à mesure. Mais un jour, par une froide nuit d'hiver sans lune (ouuuuhhh...), il a été a son tour cueilli par la main glaciale de la Faucheuse (ou si vous préférez il a passé sa pipe), laissant son oeuvre inachevée. Mais la mort est-elle vraiment une fin ?

Car maintenant, quand la petite-fille de l'aïeul en question demande à sa maman "Et qu'est-ce qu'il fait, au ciel, Papi ?", celle-ci, qui sait, lui répond "Oh ben maintenant, tu sais, il a tout son temps. Il fait tout ce qu'il veut." Et effectivement, maintenant qu'il est mort, notre ami botaniste range les pissenlits par la racine.

Par SebO
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Vendredi 27 janvier 2006

L'expression mal orthographiée du jour est : "Bière qui roule n'amasse pas mousse".

Dans un bar, quand on commande une pression, c'est quand même la classe parce qu'il y a la mousse en haut du verre comme ça, tout plein de petites bulles qui font "pschiiit", et c'est rigolo parce que quand on a de la moustache ça se colle dedans et quand on en a pas ben ça en fait une toute blanche. Bon par contre on est d'accord que c'est dégueu, la mousse, mais ça fait partie de la bière.

Maintenant, il suffit qu'on ait un peu trop bu, ou qu'on raconte une histoire passionnante et qu'on soit un peu du sud ("Et là la sardineuh se retourneuh, bonneuh mèreuh, et..."), ou juste qu'on soit un peu maladroit, bref, paf, un revers de main malvenu et le verre se renverse, roulant sur la table et déversant son contenu liquide. Et là, comme par magie, fini les petites bulles, car le principe physique bien connu veut que la boisson en mouvement ne produise plus assez de gaz car elle n'est pas assez stable pour que les petites molécules puissent s'organiser et former une structure mousseuse durable. C'est bien triste mais c'est comme ça, bière qui roule n'amasse pas mousse.

Par SebO
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Jeudi 16 février 2006

Bon, ça commence à faire un bail que j'ai pas mis une 'tite expression (plus de deux semaines en fait), donc on va essayer de rattraper ça.

 

L'expression mal orthographiée du jour est : "Grimper aux radeaux".

Il y a plusieurs années, un terrible naufrage a eu lieu, en plein milieu de l'océan. Le bateau transportait de nombreux passagers, certains ont péri, d'autres ont été sauvés, et quelques-uns ont été portés disparus au bout de plusieurs semaines, une fois les recherches abandonnées. Mais peu à peu, une rumeur est apparue. Parmi les disparus figurait en effet un coureur de jupons notoire, un étalon dont les prouesses disons... techniques n'étaient plus à démontrer. Et au fil du temps, la rumeur enfle : cet apollon ne serait pas mort, il aurait échoué sur une île déserte non loin du lieu du naufrage, où il vivrait depuis, seul, de chasse et de cueillette.

De nos jours, un capitaine fait régulièrement le trajet qui le fait passer non loin de cet endroit si réputé. Et il ne s'étonne maintenant plus de voir un nombre croissant de jeunes femmes monter à bord de son bateau au départ de la traversée. Ni d'ailleurs de l'étrange rituel qui s'ensuit.

En effet, comme à chaque fois, une fois proche du lieu de l'ancien naufrage, les femmes, munies de cartes ou mues par un instinct mystérieux, se précipitent dans les radeaux de sauvetage pneumatiques, et partent dans la direction supposée de l'île rêvée. En voyant cela, le steward, dont c'est la première traversée, se tourne interloqué vers le capitaine et lui demande la raison de ce manège, et s'il est bien raisonnable de laisser ces femmes partir avec les canots de sauvetage ! Mais le vieux marin répond d'un air blasé "Allez va, ça n'est pas grave. On ne peut pas lutter, de toutes façons, il les fait toutes grimper aux radeaux...".

Par SebO
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Lundi 6 mars 2006

Argh, trois semaines sans Expression mal orthographiée du jour, mais que fait la police ? Heureusement, des idées tapies dans l'ombre de mon cerveau dérangé surgissent parfois d'elles-même et me permettent de remplir un peu la rubrique.

 

L'expression mal orthographiée du jour est : "Faute de grill, on mange des merdes".

L'été dernier, j'ai voulu organiser une petite soirée sympatoche avec quelques amis, profitant du beau temps et de mon petit balcon pour utiliser le superbe barbecue électrique acheté quelques mois plus tôt. En plus ça tombait bien vu qu'il fallait que je change la bouteille de gaz de ma cuisinière. Pour l'occasion, comme d'habitude, j'avais également prévu des boissons et quelques boîtes et sachets de ce qu'on appelle communément des merdouilles, c'est-à-dire des biscuits apéritifs et autres cahouètes. En guise de casse-croûte, hamburgers cuits au grill, avec pains exprès pour, tomates et oignons fraîchement coupés, et tout un assortiment de sauces plus délicieuses les unes que les autres (je me donne faim).

Mais au moment de vouloir brancher le barbecue en question, je me rends compte que l'alimentation électrique n'est pas assez longue pour aller du balcon à la prise la plus proche. Je cherche une rallonge de partout, en vain : impossible de brancher le foutu appareil ailleurs que dans l'appartement, ce qui était évidemment hors de question. Les pompiers sont mes amis, mais moins je les vois, mieux je me porte.

Du coup, adieu veau, boeuf, oignons coupés, le plan grill tombe à l'eau. Finalement, on a dû se rabbattre sur les biscuits apéro. Fatalement, faute de grill, on mange des merdes.

Par SebO
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Vendredi 24 mars 2006

L'expression mal orthographiée du jour est : "Passer sa pipe".

Il est de notoriété publique que les vieux messieurs, que l'on qualifie maintenant de seniors, passent toutes leurs journées à lire de gros ouvrages reliés, les besicles sur le nez, assis dans un fauteuil en cuir, avec pas loin d'eux un bureau en bois noble marqué par les ans, entouré de rayonnages dans lesquels on trouvera oeuvres rares et vieux disques. Si si, ils sont tous comme ça, ça n'est absolument pas un cliché, c'est la réalité. De plus, ils ont toujours cachés dans les poches de leurs vieux gilets des paquets de bonbons qu'ils offrent à tour de bras à leur petits-enfants en visite. Et puis ils ont souvent les cheveux blancs, beaucoup ont une moustache et certains ont même la barbe. Et, bien évidemment, tous autant qu'ils sont, pendant qu'ils lisent, ils fument la pipe.

Cette pipe, c'est leur bien le plus précieux, le symbole de leur sagesse accumulée au fil des ans, l'outil indispensable qui leur donne leur statut de vieux monsieur. Cette pipe, même quand ils ne la fument pas vraiment, ils l'exhibent toujours, comme un sceptre, et quand ils vous parlent ils la prennent dans la main et vous désignent les choses autour d'eux avec, comme un prolongement de leur corps.

Et bien entendu, comme tous les vieux messieurs, ils ont tout préparé pour le moment où ils quitteront ce monde. Et à ce moment-là, il est inconcevable que cet objet si précieux se perde dans le recoin sombre d'un placard ou tombe entre les mains de n'importe qui. Non, évidemment, cette pipe est transmise en héritage à leur fils aîné, qui deviendra lui aussi un vieux monsieur, un jour. Et ce jour-là, un vieux livre sur les genoux, des besicles sur le nez, assis dans leur fauteuil en cuir, la pipe à la bouche, ce fils pensera avec nostalgie au départ de son père, en se disant "Il paraît si loin et pourtant si proche, ce jour-là, lorsque ce vieil homme que je connaissais si bien et si peu a passé sa pipe..."

Par SebO
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Lundi 17 avril 2006

L'expression mal orthographiée du jour est : "En Avril, ne te découvre pas d'un cil".

Comme chacun sait, et comme nous le vivons tous depuis quelques semaines, le mois d'Avril est un mois au climat capricieux, où le Printemps essaie d'imposer un beau soleil alors que l'Hiver ne veut pas lâcher l'affaire et fait des petites incursions-surprise, avec températures basses et temps pourri à la clé. Un jour on sort en manteau et on crève de chaud, le lendemain on sort en T-Shirt et on se gèle. Certains jours on se poserait presque sur un coin d'herbe avec un bouquin pour lire au soleil, et d'autres jours on reste bien tranquillement chez soi en regardant la pluie tomber à verse dehors.

Ceci dit, il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin... euh, pardon, incertain. Autrement dit, on va pas rester cloîtrés chez nous tout le mois en attendant Mai et son insouciance, sous prétexte qu'il risque de tomber quelques gouttes. Il faut savoir affronter les éléments.

En revanche, ça ne coûte rien de prendre ses précautions en vue d'une petite averse inopinée. Et vous savez tous que nos sourcils et surtout nos cils, n'en déplaise aux demoiselles, n'ont pas pour fonction première d'être badigeonnés et agités très vite devant le premier venu, mais servent à protéger nos petits yeux fragiles de tout ce qui pourrait tomber dedans par le haut, et en particulier des gouttes de pluie. En effet, on marche dans la rue, il pleut, des gouttes dans les yeux et là c'est le drame : on n'y voit plus rien, et de là il n'y a qu'un pas qui nous sépare du choc frontal avec le premier poteau qui passe. Bref, en cas de pluie, nos cils sont un outil de survie indispensable. Sauf si on a un parapluie, mais là n'est pas le propos.

C'est pourquoi il faut ménager cette protection pileuse, comme Phoebe, qui avait tout compris, le montre dans l'épisode où elle s'arrache quatre cils et annonce à ses amis que c'est mauvais signe. Effectivement, si elle sort comme ça sous la pluie, elle prend de gros risques, et elle le sait bien. Alors pour votre propre bien, respectez bien l'adage : en Avril, ne te découvre pas d'un cil. Et encore moins de quatre.

Par SebO
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Dimanche 14 mai 2006

Argh ! Quasiment un mois sans expression mal orthographiée du jour ! Plus ça va, et moins ça va... Heureusement je réagis à temps (me restait trois jours là c'était moins une... enfin moins trois), surtout qu'en plus j'avais fait l'effet d'annonce il y a une dizaine de jours.

 

L'expression mal orthographiée du jour est : "Il ne faut pas mettre la charrue avant les oeufs".

Tout se passe dans un musée sur le point d'ouvrir, un musée qui souhaite exposer à la fois des pièces d'histoire naturelle, d'archéologie, de paléontologie... une bien belle collection ma foi. On peut y trouver des vases, des fossiles, des pierres taillées, des momies, des animaux empaillés, des armes anciennes, et mille autres merveilles. Le responsable du projet, un vieux de la vieille qui en a vu d'autres, a confié la disposition des collections dans les différentes pièces à son neveu, jeune conservateur débutant. Le jeune homme n'est pas doué, mais la famille, c'est la famille...

Ayant une confiance toute relative en son jeune protégé, le vieil homme lui a tout de même fourni des directives assez précises quant à l'agencement des pièces, insistant en particulier sur le fait que la visite doive se faire selon un ordre chronologique : le curieux devra commencer son périple à la Préhistoire pour remonter petit à petit le fil du temps jusqu'à l'époque moderne.

Le jeune conservateur, carrément neuneu il faut bien l'admettre, et pour ne rien arranger rongé par le stress, commence à donner des ordres un peu précipitemment aux employés et au fil des jours, les vitrines sont placées et remplies. Au bout d'une semaine, souhaitant voir l'avancée de l'installation de son musée, le responsable vient faire une petite visite surprise à son neveu préféré. Reprenant l'itinéraire de la visite, il rentre dans la première pièce et découvre des sarcophages et d'anciennes idoles égyptiennes. Il commence à froncer les sourcils puis continue dans la deuxième pièce où sont exposés côte à côte des sagaies, des outils et un soc de charrue primitive. Il presse le pas, se demandant où ont pu passer les fossiles, quand il les découvre dans la pièce suivante : trilobites, vestiges d'ambre, squelettes et oeufs de dinosaures fossilisés...

Furieux, il va voir son neveu et lui passe un savon, essayant de lui expliquer le plus calmement possible la notion d'"ordre chronologique". Et effectivement dans ce cas comme ailleurs, lorsqu'on veut faire les choses bien, il ne faut pas mettre la charrue avant les oeufs...

 

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Vous l'avez remarqué, déjà neuf expressions mal orthographiées depuis le début de ce blog (comme le temps passe vite). Pour la dixième, j'ai eu l'idée de vous mettre à contribution, cher et vénéré public. Je sais que vous n'aimez pas ça, que vous préférez rester les passifs lecteurs, et je vous comprends, mais j'ai foi en vous, et je ne vous demande que quelques minutes de votre temps.

J'attends donc vos propres "expressions mal orthographiées du jour", par mail (mon adresse est à gauche, là), avec bien sûr le petit texte qui va bien, et je publierai celle que j'aurai préféré. Je rappelle qu'il faut que le sens global soit cohérent avec le sens de l'expression d'origine, comme pour les neuf premières. Je suis conscient que jusqu'à maintenant ces petites mises à contribution n'ont pas été un franc succès, mais je ne désespère pas d'avoir quelques retours quand même.   :)

Donc voilà, à vos plumes (ou vos claviers), j'ai hâte de découvrir vos petits chefs d'oeuvre d'imagination !

Par SebO
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Vendredi 27 octobre 2006

Et non, vous ne rêvez pas... Sous vos yeux ébahis, voilà le grand retour des expressions mal orthographiées. La dernière datant du 14 Mai, je me suis dit qu'il fallait vraiment faire quelque chose. Pour ceux qui étaient déjà là à l'époque (ça nous rajeunit pas tout ça), vous vous souvenez sûrement qu'à l'issue de la neuvième expression mal orthographiée j'avais lancé un petit "concours" pour que la dixième soit une oeuvre de votre composition (pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui se triturent la cervelle...). Au final, en un peu plus de 5 mois, j'ai reçu... une proposition (je remercie l'auteur qui se reconnaîtra), ce qui vous en conviendrez est un peu léger pour faire une véritable sélection. Du coup, pour ne pas non plus que ce magnifique concept tombe dans l'oubli le plus total (je les aime bien mes ptites expressions moi), j'ai décidé de reprendre du poil de la tête et de vous livrer dès aujourd'hui le dixième opus, made in SebO.

 

L'expression mal orthographiée du jour est : "Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle est prise".

Imaginons maintenant une jeune femme avec qui Dame Nature a été des plus généreuses, une sorte de créature céleste, réincarnation d'Aphrodite, bref, une bombe (ni latine, ni platine, merci), comme on dit par chez nous. Le problème c'est qu'après avoir façonné tout ça, Dame Nature manquait un peu de matière première pour remplir le crâne de cette créature de rêve. Elle fit donc tout son possible, puis se dit qu'avec un physique comme ça, de toutes façons, le fait que la charmante demoiselle soit bête comme ses pieds (qu'elle avait parfaits) n'était pas très grave (et ouais, c'est qu'elle s'y connait un minimum en nature humaine quand même Dame Nature).

Notre magnifique héroïne (ai-je précisé qu'elle était blonde ? Ben oui parce que sinon c'est pas drôle...), habitant près de la mer, adorait aller s'y baigner tous les après-midi ("J'adooore aller nager avec les dauphins, c'est comme si je suis un poisson moi-même, hi hi hi hi hi ! Des fois même ils me disent bonjour avec leurs pattes !"). Et, étrangement, chaque jour, en début d'après-midi, on voyait se masser autour de la petite crique une population masculine complètement dénuée d'intérêt, qui venait là qui pour écouter le son des vagues, qui pour faire des mots croisés, qui pour faire des châteaux de sable, qui pour faire un exposé sur la moule dans son milieu naturel...

Et chaque jour, quand la naïade arrivait sur la plage en courant, les mains en l'air, avec un maillot de bain dans lequel même Pamela Anderson aurait eu l'air d'un gros sac de patates, il n'y avait soudain plus un son (à part les "Hi hi hi !" de la principale intéressée), et tous les regards se tournaient dans la même direction. Mais aucun des jeunes galants n'osait faire le premier pas, tous subjugués qu'ils étaient par une telle beauté.

Et puis un jour, l'un d'entre eux, n'y tenant plus, approcha la belle et commença à lui faire la cour sur la plage. Répondant par un "Hi hi hi !" de circonstance et un mouvement de tête qui fit valser ses cheveux qui le valaient bien, notre blonde tourna le dos à son soupirant et se jeta à l'eau. Ce dernier, dépité, regagna ses pénates et ne revint plus jamais.

Mais le lendemain, puis les jours suivants, les prétendants s'enhardirent et se firent de plus en plus pressants. Les plus astucieux, laissant les débutants se faire refouler les uns après les autres, attendaient en retrait et observaient les réactions de la belle, notant ce qui semblait lui plaire, ou l'intéresser. Petit à petit, à chaque fois qu'elle venait se baigner, elle révélait un peu plus de sa... euh... personnalité (?), et c'est ainsi qu'au fil des jours, le plus patient de tous finit par tout savoir de ce qui faisait craquer la créature de ses rêves.

Dès le lendemain, usant de mille subterfuges, il déclara sa flamme et fit fondre le coeur de l'ingénue, conquise et sans défense. Et depuis ce jour, c'est ensemble, main dans la main, qu'ils vont se baigner chaque jour, et plus personne n'observe les amoureux, si ce n'est les dauphins ("Hiiiiiiiiii, des dauphins !").

Au final, tout n'est question que de temps et de patience, et fatalement tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle est prise...

Par SebO
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