C'est jamais commode de caser une blague à tiroirs potable... Si c'est juste pour meubler c'est pas la peine.
Sebolaville : ajouter un habitant
Sebolaville : réduire le chômage
Sebolaville : réparer les routes
Sebolaville : réduire la
criminalité
Sebolaville : réduire la pollution
Bon un article un peu particulier ce soir, parce que même si on s'accord gloablement tous plus ou moins à dire que c'est beau la vie (c'est
même marqué en haut de la page, regardez), y'a des fois où ça craint un peu quand même. En même temps sans les bas, il n'y aurait pas de hauts (je vous laisse méditer là-dessus 8 secondes avant
de passer à la suite).
Hier soir, j'ai reçu un message d'une ancienne copine de lycée. Ce lycée, où j'ai passé 8 ans de ma vie, de 9 à 17 ans, et que j'ai quitté il y a donc 12 ans, maintenant. Ce lycée, où j'ai
rencontré bon nombre de mes amis actuels, ce lycée dont je connais par coeur maintenant encore les murs et les salles de classe, ce lycée où j'ai appris la vie dans la cour de récré, ce lycée où
j'ai côtoyé des centaines de personnes tout au long de ces années, élèves et professeurs, dont certains m'auront marqué à jamais.
Des profs, j'en ai vu passer un paquet, en 9 ans, et j'ai oublié bon nombre d'entre eux. D'autres, je m'en souviens à peine à cause d'une anecdote, d'un évènement précis, de quelque chose qui
m'avait marqué sur le moment. Et puis il y en a quelques-uns, une petite dizaine tout au plus, dont je me souviens encore parfaitement, toutes ces années après. Pourquoi ceux-là et pas les autres
? Sans doute parce qu'ils donnaient plus envie d'apprendre, qu'ils étaient plus intéressants, plus drôles, plus attachants, je ne sais pas. Mais ces profs-là, je sais qu'en dehors de toutes les
notions basiques et les informations complètement inutiles qu'ils ont essayé de m'inculquer, ils m'ont aussi construit, ils ont participé à ce que je suis maintenant. Et pour ça, parfois, je
pense à eux.
Je ne sais pas si ce que je vous raconte vous touche ou vous passe complètement au-dessus de la tête. Je ne sais pas si c'est un sentiment commun, partagé par tous, de toutes générations, ou si
j'ai cette sensibilité particulière parce que j'ai entretenu pendant longtemps avec le corps professoral un rapport privilégié. Mes deux ans d'avance y ont peut-être été pour quelque chose,
je ne sais pas. Toujours est-il qu'avec certains profs, des liens se sont créés, parfois bilatéraux, parfois simplement le fruit du profond respect que je leur portais.
Neuf ans de ma vie, des histoires, des liens, et bien sûr, une forte nostalgie une fois parti. Ce lycée, j'y retournais régulièrement les premières années après avoir passé mon bac, et je
revoyais les bâtiments, et ces profs qui me manquaient presque. Et l'année dernière, pour un stage de la fac, j'y étais retourné une semaine, après une longue absence.
Malheureusement, les dernières fois, chaque fois que je retournais sur place, j'apprenais une triste nouvelle. A chaque fois, c'était un nouveau de mes profs favoris dont j'apprenais le
décès. Tout d'abord, il y a eu Mme C., prof de français au collège, terrible, sévère, utilisant la méthode "à l'ancienne", mais tellement efficace... Bon, elle, je vous l'accorde, déjà à l'époque
elle refusait de partir à la retraite. Disons que c'est le cours naturel des choses. Mais ensuite j'ai appris la mort de M. V., mon prof de français de Seconde, dont les cours me faisaient
penser au Cercle des Poètes Disparus. Un prof génial, qui nous donnait envie, qui nous faisait lire des choses originales, qui avait un sérieux grain mais qui, une fois de plus, était tellement
efficace. C'est avec lui que j'ai appris ce que voulait dire "antepénultième". Et il est mort d'un cancer. Comme ça. Il était même pas un tout petit peu vieux.
Tout comme Mme R., ma prof de Bio au lycée, qui était si gentille et qui m'a encouragé dans ma voie de Biologiste accompli. Je lui dois tellement. Je me souviens encore de sa voix. Et elle aussi,
cancer.
Et voilà, et ce message d'hier soir, donc, de cette ancienne copine devenue à son tour prof dans ce lycée que j'affectionnais tant. Pour m'écrire que Mme C., ma prof d'anglais au lycée, qui
peinait tellement pendant ses cours (en même temps les cours de langue en Sciences ça a jamais été très efficace... enfin presque, mais c'est une autre histoire), qui avait ses problèmes mais qui
était elle aussi tellement gentille, que j'étais allée voir en cours, justement l'année dernière, lors de ma visite, et à qui ça avait fait tellement plaisir, et bien pour m'écrire qu'elle aussi
était décédée la veille, encore une fois d'un cancer.
Comme une sorte de malédiction, tous mes profs préférés disparaissent les uns après les autres. Il y a encore un ou deux survivants, mais quand même, je vous avoue que ça fait bizarre. Ces
gens qui m'ont tant appris, ces gens qui n'étaient même pas vieux, ces gens sont partis.
Et pendant ce temps, autour de moi, les gens grandissent, ma cousine que j'ai vue naître et que je baby-sittais va à la fac l'année prochaine, mes amis continuent de se marier de plus belle,
et de faire des bébés, même...
Il paraît que c'est la vie.
Alors c'est beau, soit, mais c'est quand même un peu bizarre, des fois...
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